Dakar, la Capitale sénégalaise, a offert son hospitalité à la 18ème session de la conférence ministérielle africaine sur l’environnement du 15 au 16 septembre 2022. Objectif de la conférence, passer en revue les défis écologiques en Afrique, et préparer la prochaine COP27 qui se tiendra en Égypte au mois de novembre.
« Adaptation », c’est le terme le plus souvent revenu dans les discours à l’ouverture de la conférence à l’hôtel King Fahd Palace de Dakar.
Solidaires, les participants ont tous converger leurs vues vers une seule stratégie. Ils ont insisté sur la nécessité de se mettre sur la même longueur d’ondes sur des orientations communes en Afrique pour parler d’une seule voix à la prochaine COP27, particulièrement sur la question des financements.
En même temps, les représentants des pays les moins avancés ont réclamé notamment, la mise en place d’un fonds pour prendre en charge les pertes et dommages, et que l’indemnisation des dégâts causés par le réchauffement climatique dans les pays pauvres soient une priorité de l’agenda de la prochaine COP.
John Kerry, l’envoyé des USA pour le climat a reconnu une injustice à l’égard de l’Afrique. Il a souligné le fait que, les pays du continent subissent de plein fouet les conséquences de la crise climatique, érosion côtière, sécheresse, inondations, ou encore, conséquences en termes d’insécurités alimentaires. « Nous devons être honnête, 20 pays représentent 80% des émissions de gaz à effet de serre et 48 pays d’Afrique subsaharienne représentent 0,55% de ces émissions », a-t-il rappelé, avant de reconnaître que « les pays développés doivent faire plus, car mère nature ne mesure pas d’où proviennent les émissions». Selon lui, tout le monde contribue d’une manière ou d’une autre. Reconnaissant la disparité et l’injustice qu’il y a en cela, John Kerry a rappelé l’importance pour tout le monde de travailler ensemble pour trouver le moyen de compenser.
Prenant la défense de son pays, 2ème pollueur de la planète, l’Américain a aussi saisi l’occasion pour rappeler les 8,2 milliards USD de soutien américain l’an passé pour l’aide humanitaire et la lutte contre les effets du changement climatique. «Nous avons besoin de vous autour de la table», a-t-il insisté.
« Ceux qui ont pollué plus doivent mettre la main à la poche. Ce n’est pas de l’aide au développement », a déclaré d’un ton ferme pour sa part Abdou Karim Sall, le ministre sénégalais de l’Environnement. « À la prochaine COP, dit-il, nous espérons que justice soit rendue à l’Afrique ».
Dirigeons-nous droit vers un bras de fer entre les pays africains et les pays développés? Le moment est-il arrivé pour les africains de se libérer du joug des pays du G20 et défendre les intérêts communs du continent ? La COP27, COP africaine, s’annonce bouillante.
Prince Nitho Jr.


