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Processus de Paix en RDC : Après Doha, dialogue imminent ?

27 novembre 2025
in Sécurité
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Processus de Paix en RDC : Après Doha, dialogue imminent ?
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La date du 17 janvier 2026 s’annonce lourde de symboles pour la République démocratique du Congo. Ce jour-là, le Togo, médiateur désigné par l’Union africaine mais longtemps resté discret sur le dossier congolais, accueillera une réunion de haut niveau consacrée à la cohérence et à la consolidation du processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs. Une initiative qui surgit dans un climat de scepticisme politique, d’inachevé diplomatique et d’urgence humanitaire.

Le 15 novembre 2025, Kinshasa et la délégation de l’AFC/M23 ont signé un accord-cadre de paix présenté comme un jalon vers un compromis global. Certes, le geste est symbolique : il formalise la volonté des parties de s’engager dans une sortie de crise et consolide deux protocoles déjà paraphés, le mécanisme de vérification du cessez-le-feu et l’échange de prisonniers.

Mais l’accord souffre d’un double handicap : Il n’est pas contraignant juridiquement, ce qui fragilise sa portée réelle et n’impose aucune obligation aux signataires. Il ne règle pas les causes profondes du conflit, en particulier la question de l’implication du Rwanda et la dynamique régionale. En d’autres termes, Doha a posé un cadre, mais pas une solution. D’où l’impression persistante d’un chantier en suspens.

Le Togo, mandaté par l’Union africaine depuis 2022 pour mener la médiation régionale, était resté en retrait jusque-là, éclipsé par les processus de Luanda, Nairobi et, plus récemment, Doha. En reprenant la main et en abritant une réunion de haut niveau, Lomé tente de repositionner la médiation continentale et d’offrir une plateforme différente : plus politique, plus inclusive, moins technocratique. Reste à savoir si cette dynamique pourra absorber l’héritage complexe laissé par Doha.

Sur le terrain, le contraste avec les signatures de Doha est brutal. Les appels à un cessez-le-feu permanent sont restés lettre morte. Les combats ont continué dans le Nord-Kivu, notamment autour de Rutshuru, Nyiragongo et Masisi. Conséquences : une crise humanitaire aggravée, avec près de 7 millions de déplacés internes ; une pression croissante sur Goma, ville désormais enclavée à plusieurs reprises ; une militarisation accrue de la région, marquée par l’implication du RDF selon plusieurs rapports de l’ONU.

À Paris, lors de la conférence sur la paix du 30 octobre, Emmanuel Macron a obtenu des partenaires internationaux plus d’1 milliard USD de promesses de financement. Une perspective d’ouverture de l’aéroport de Goma a même été évoquée. Mais tant que la situation militaire reste instable, ces annonces demeurent hypothétiques. L’incertitude autour de Doha nourrit la contestation politique interne. Le leader de la coalition Lamuka, Martin Fayulu, voit dans l’accord-cadre un document « sans portée réelle » et appelle à un dialogue national inclusif.

Pour lui, la résolution durable de la crise ne peut venir que d’une concertation large, intégrant le pouvoir, l’opposition, la société civile et des acteurs communautaires de l’Est. Il n’est pas seul : Jean-Marc Kabund plaide lui aussi pour un dialogue structuré. La plateforme Sauvons le Congo, proche de l’ancien président Joseph Kabila, soutient un dialogue dans le format proposé par les Églises catholique et protestante. Pour l’instant, cette démarche reste étouffée par le régime, qui craint une « conférence nationale bis » pouvant remettre en cause son leadership, surtout en période d’instabilité.

À l’approche de la rencontre de Lomé, plusieurs zones d’ombre persistent : Quel sera son format ? Dialogue politique, conférence internationale, ou simple réunion technique ? Qui en seront les participants ? Kigali et Kampala seront-ils présents ? Le M23/AFC y siègera-t-il officiellement ? Les leaders politiques congolais de l’opposition seront-ils invités ? S’agira-t-il d’une continuation de Doha ou d’un nouveau processus indépendant ? Le risque d’un nouveau mirage diplomatique n’est pas exclu. La région des Grands Lacs a connu de multiples initiatives, souvent ambitieuses, rarement concrètes.

Allons-nous réellement vers un dialogue imminent ? Trois scénarios se dessinent : Un dialogue élargi, soutenu par l’UA : Le Togo relance un processus plus politique, incluant l’opposition congolaise, les groupes armés démobilisables et les États voisins. Chance réelle de stabilisation, mais nécessite une volonté ferme de Kinshasa. L’approche technique de Doha se poursuit, sans inflexion politique : Stabilisation limitée, crise prolongée. Un blocage du processus, faute de consensus : Risque d’escalade militaire et d’effondrement du front humanitaire.

La réunion de Lomé s’annonce comme un moment charnière pour la RDC. Après l’accord-cadre de Doha, fragile et contesté, le Togo tente de redonner corps à une diplomatie régionale essoufflée. Mais sans inclusivité politique, sans pression régionale cohérente, et sans engagement militaire sincère au cessez-le-feu, la rencontre du 17 janvier pourrait n’être qu’une étape de plus dans un processus où les annonces précèdent souvent les résultats. La RDC, après trois décennies de guerre, a plus que jamais besoin d’un véritable dialogue pas d’un nouvel épisode diplomatique sans lendemain.

Junior Kulele

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