La ministre d’État en charge des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba, a annoncé avoir saisi la justice pour diffamation et atteinte à la vie privée, après une vague d’attaques personnelles dont elle fait l’objet sur les réseaux sociaux.
Tout est parti d’une polémique née à la suite de sa récente apparition aux États-Unis, lors d’une séance de travail consacrée au processus de paix de Washington. Des internautes se sont livrés à des commentaires malveillants sur son apparence physique, évoquant sa grossesse et insinuant des liaisons inappropriées avec un haut dignitaire congolais.
Dans un communiqué, la cheffe de la diplomatie congolaise a déclaré « assumer pleinement sa responsabilité de protéger son enfant et de préserver sa famille, tout en poursuivant avec sérénité l’exercice de ses fonctions d’État ». Elle dénonce des propos mensongers, diffamatoires et attentatoires à sa dignité, estimant qu’ils visent à la déstabiliser et à affaiblir sa voix dans l’arène politique.
Pour faire valoir ses droits, Thérèse Kayikwamba a mandaté le cabinet juridique ALTIUS, basé à Bruxelles, afin d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs et relais de ces contenus. Des preuves ont déjà été recueillies par un huissier, et des démarches sont en cours pour bloquer la diffusion et la monétisation des publications jugées diffamatoires.
La ministre a tenu à rappeler qu’aucune femme ne devrait voir son corps ou sa maternité transformés en champ de bataille politique ou médiatique. Elle appelle à un usage responsable des réseaux sociaux et à la protection de la vie privée, particulièrement lorsqu’il s’agit de figures publiques.
C.I.M


