Les États-Unis ont mis en place un programme de caution financière pour certains demandeurs de visas de tourisme et d’affaires (B-1/B-2). La mesure concerne une cinquantaine de pays, dont une trentaine en Afrique, parmi lesquels la République démocratique du Congo, le Sénégal, l’Algérie, l’Angola, le Nigeria, la Tanzanie et la Zambie.
Selon les autorités américaines, le montant de cette garantie, fixé par les agents consulaires, varie entre 10 000 et 20 000 dollars. Cette somme est remboursée au voyageur s’il respecte les conditions de son séjour, notamment en quittant le territoire américain dans les délais prévus. En revanche, tout dépassement de la durée autorisée ou toute violation des règles entraîne la perte de la caution.
Cette décision suscite des réactions. Certains observateurs estiment qu’une telle exigence financière risque de limiter l’accès aux voyages internationaux pour de nombreux citoyens des pays concernés, en particulier ceux aux revenus modestes.
Au-delà de l’Afrique, cette mesure s’applique également à plusieurs pays d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe de l’Est, notamment le Cambodge, le Bangladesh, le Nicaragua et la Géorgie. Parallèlement, certains États, dont la Somalie, le Mali et le Burkina Faso, restent soumis à des restrictions plus sévères en matière d’accès au territoire américain.
Elrick Elesse


