Les forces armées ougandaises (UPDF) n’ont plus que deux semaines pour plier bagages et regagner leur mère patrie. Le délai de 6 mois tel que prévu dans l’accord initial entre le Président congolais Félix Tshisekedi et son homologue ougandais Yoweri Museveni au nom de leurs pays respectifs expire le 31 mai 2022 prochain. C’est le chef de l’armée de terre ougandaise qui l’a fait savoir à travers une annonce le 17 mai 2022 : <<L’opération Shujaa cessera dans environ deux semaines selon notre accord initial. Il devait durer 6 mois. À moins que je reçoive d’autres instructions, je retirerai toutes nos troupes de la République Démocratique du Congo dans deux semaines.>>
Le déploiement sur le sol congolais dans le cadre de la mutualisation des forces de la troupe ougandaise depuis le 30 novembre 2021 aux côtés de leurs frères d’armes des FARDC, avait suscité un grand espoir dans le chef de population congolaise habitant la partie Est du pays, victimes principales des atrocités commises par les différents groupes armés tant nationaux qu’étrangers.
Selon les clauses, la mission principale assignée était celle de déclencher une opération militaire dénommée »shugaa’‘, force mixte devant mettre fin à l’existence des Forces Démocratiques Alliées (ADF), groupe armé d’origine ougandaise qui a élu domicile dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu dans l’Est de la RDC depuis la chute d’Idi Amin Dada, ancien président ougandais.
Signalons que jusqu’à présent, aucune réaction du côté des autorités congolaises habiletées à fixer l’opinion congolaise quant à ce. Pendant ce temps, une année s’est écoulée depuis que les provinces voisines de l’Ituri et celle du Nord-Kivu vivent sous état de siège, avec un résultat plus que jamais mitigé pour les uns et décevant pour les autres.
Prince Nitho


