Au centre d’entraînement militaire de Kibombo dans la commune de la N’sele à Kinshasa, l’heure était, ce jeudi, à la clôture de la formation du deuxième bataillon spécial de combat en jungle assurée par des instructeurs français et congolais. C’est le ministre de la Défense nationale et anciens combattants, Gilbert Kabanda Kurhenga qui a présidé cette cérémonie.
Dans son mot de circonstance, le Ministre Gilbert Kabanda a salué la coopération militaire entre la France et la RDC, avant d’inviter les militaires formés à perfectionner les notions acquises au cours de la session qui vient d’être clôturée. Pour lui, l’idée d’initier cette session de formation vient du souci de doter les FARDC des capacités de lutter contre les groupes armés dans les jungles en RDC.
« La partie Est de notre pays, de par sa configuration géographique, caractérisée par des vastes forêts denses entrecoupées des montagnes, séparées par nombreux cours d’eaux, le tout, sous un climat plutôt frais et parfois froid et humide, exerce une influence sans précédent sur les procédés tactiques, classiques, adoptées jusque là par nos forces. Il faut chercher comment y faire face. Delà est venue l’idée, au travers de la coopération étroite entre notre pays et la République française, de mettre sur pied, une unité à même de répondre aux contraintes naturelles et physiologiques de ces contrées. C’est dans ce cadre que la coopération française a proposé à la République démocratique du Congo, de revoir son partenariat militaire opérationnel, contribuant au renforcement des capacités opérationnelles des Forces armées de la République démocratique du Congo, en vue de leur permettre de lutter efficacement contre les groupes armées et forces négatives qui écument cette partie de la République.» a déclaré le Ministre Kabanda.
Cette formation rentre dans le cadre du processus de la réforme de l’armée congolaise, a déclaré le chef d’état-major général adjoint en charge des opérations et renseignement, le général major Jean Claude Yav Kabey. Pour lui, elle contribue à la montée en puissance des FARDC telle que voulue par le Commandant Suprême, le Président de la République, Félix Tshisekedi.
Cette cérémonie a été tenue en présence de l’ambassadeur de France en RDC et des autorités tant civiles que militaires congolaises. l y avait aussi des démonstrations de combat corps à corps, des tirs de différentes armes et le sauvetage au combat
Émille Kayomba


