La République démocratique du Congo (RDC) tient à la numérisation de son économie, notamment son administration. Le Chef de l’État Félix Tshisekedi a, à plusieurs reprises, fait mention de cette nécessité à l’instar de sa communication au cours du Conseil des ministres du vendredi 29 juillet dernier. Ce mercredi 10 août, un projet d’investissement qui veut se lancer dans la numérisation de l’économie nationale a été présenté au Premier Ministre Sama Lukonde au cours d’une audience qu’il a accordée à la délégation de la société Visa porteuse dudit projet.
Après échange avec le chef du gouvernement, le Président directeur général mondial de Visa, Alfred Kelly, s’est exprimé en ces termes : « Les opportunités sont énormes au regard des discussions que nous avons par rapport à la possibilité de numériser l’activité économique. Le Premier Ministre a été enthousiaste et il ne voit que des opportunités dans l’écriture. On va commencer par travailler le régulateur, le Gouvernement pour numériser leurs activités.» a-t-il dit.
Pour Alfred Kelly, le Bureau qui sera ouvert en RDC, sera le 11e dans le continent africain. « Pour nous, c’est important d’avoir le Gouvernement qui devient un catalyseur de toute la numérisation dans un pays. Nous avons des compétences que nous allons mettre à disposition. Puis, du côté privé, il s’agit vraiment de créer un écosystème d’acheteurs et d’entreprises pour faciliter la digitalisation du paiement dans le pays. Nous avons déjà commencé, dans la mesure où, nous avons créé notre structure avec des équipes qui sont sur place. Le bureau que nous avons ouvert est le 11ème sur le continent. Et, c’est une indication de notre volonté d’être près et de contribuer à la mission de digitaliser l’écosystème.» a déclaré Alfred Kelly.
Au Congo-Kinshasa, la nécessité de numériser l’économie nationale n’est plus à démontrer. Surtout pour répondre à mieux à la dynamique actuelle de contrôle financier dans l’entreprise et établissements publics, mais aussi de sauvegarde de données de l’administration. A ce stade, il ne suffit qu’une catastrophe ou un incendie se déclare dans un service de l’Etat, pour que ses archives soient parties en fumée.
Emille Kayomba


