Le salaire des députés nationaux est un sujet qui défraye la chronique depuis plusieurs jours en République Démocratique du Congo. Une vielle inquiétude des organisations citoyennes, prise en charge cette fois-ci par l’opposant Martin FAYULU qui a sonné la révolte dans les masses laborieuses. Si le montant exacte de ce que touche un parlementaire n’est pas connu, mais le terme pour qualifier certains aspects de cette rémunération est »les invisibles ». Personne, ni eux-même ne peuvent dire en toute vérité, combien touche un palementaire. Les uns parlent de 11 milles, les autres 16 tantôt 21. A ça il faut ajouter les primes diverses, les allocations, des sommes invisibles, sans compter les dotations pour le fonctionnement des cabinets des membres du bureau et les commissions parlementaires.
Il s’agit de plusieurs centaines des milliers de dollars, versés également comme »fond secret de recherche. » Les mêmes pratiques qui gonflent les dépenses publiques en RDC gangrènent toutes les institutions. Une partie seulement de ces sommes avancées passent par les institutions financières, mais d’autres sont payées à main propre. Budgétisées ou non, la règle voudrait que les dépenses publiques soient tracables et servent utilement pour le bien de tous. Les voix se lèvent pour fustiger l’égoïsme et la corruption à peine voilée d’une institution publique – le Parlement qui n’a de coeur que pour les intérêts de ses propres membres au détriment du peuple – le mandant.
Parmi les hommes éclairés qui ont dénoncé l’opulence de la classe politique figure le Cardinal AMBONGO. Les dénonciations de l’Archevêque Métropolitain de Kinshasa étaient considérées comme de l’acharnement contre un pouvoir débutant. Mais, c’est maintenant clair que la répartition des richesses nationales en RDC frise l’injustice et un déséquilibre social criant. Les rares députés qui ont essayé d’en parler, sont déjà menacés des sanctions par le président de l’Assemblée nationale Christophe MBOSO.
Comment réduire les inégalités sociales en RDC et pourquoi pas augmenter les crédits budgétaires dans le financement des besoins sociaux de base? C’est à ça que le Gouvernement est attendu dans le cadre du budget de l’État exercice 2023. Entant qu’autorité budgétaire, le parlement doit s’assumer pour réduire le train de vie des institutions politiques et penser promouvoir les intérêts tant attendus du peuple d’abord.
b-onetv.cd


