Depuis le début du mois de septembre en cours, un seul sujet alimente le débat au sein des services publics de l’État. En toile de fond, l’arrêté datant du 02 septembre 2022 de Jean-Pierre Lihau, Ministre de la Fonction Publique portant désignation à titre intérimaire aux emplois de commandement, d’encadrement et de coordination des agents de carrière des services publics de l’État des différents ministères.
Juste après l’avoir rendu public, une clameur publique s’en est aussitôt suivie. La plus éloquente est celle du Secrétaire Général des finances qui n’a pas tardé à dénoncer cette décision de sa hiérarchie. Il est reproché à Jean-Pierre Lihau de nommer des agents non éligibles à la titularisation où à l’avancement en grade, d’une part, et de l’autre, de nommer des faux agents non connus par la Fonction publique.
Faisant face aux mécontentements et à la résistance de la mise en application à sa décision par une bonne partie de ses collaborateurs, seul contre tous, Jean-Pierre Lihau s’est rapidement ravisé. Il a annoncé en date du 12 septembre 2022, prendre la décision de suspendre provisoirement l’arrêté portant désignation des agents aux emplois de commandement, d’encadrement et de coordination, en attendant d’harmoniser la liste des nominations dans une correspondance adressée aux Directeurs, aux Secrétaires généraux et aux Inspecteurs généraux.
Contacté par la consœur RFI pour avoir sa version des faits, Jean-Pierre Lihau a rejeté toutes les allégations portées contre lui, affirmant que les nominations sont consécutives à une commission dans laquelle avaient siégé les syndicalistes de toutes les Administrations publiques.
Si l’on s’en tenait à se dire, une question de fond tout de même demeure. Comment comprendre que dans la quasi totalité des Administrations publiques, l’on observe plutôt à travers ces nominations, le recrutement de nouvelles unités en lieu et place d’un processus régulier de titularisation et de promotion en grade, alors qu’il n’y avait aucune vacance de poste.
Pourquoi suspendre provisoirement une décision alors que le mal en est profond plutôt que sa suspension définitive, s’interroge la rédaction de www.b-onetv.cd.
Prince Nitho Jr.


