Les Etats-Unis ont sollicité la prorogation de la trêve humanitaire dans l’Est de la RDC jusqu’au 3 août prochain, sans donner des signaux clairs sur un éventuel arrêt définitif d’un conflit dont l’ampleur tant à embraser toute la sous-région. Malgré qu’ils influencent la politique internationale, le pays de l’oncle SAM n’a déjà pas été entendu lors de la 1e trêve violée à maintes reprises par le Rwanda et ses supplétifs du M23.
Les congolais ont maintenant le sentiment d’être roulé par les gendarmes du monde et l’ensemble de la communauté internationale. C’est prouvé par le récent rapport des experts des Nations-Unies que même l’Ouganda comme le Rwanda sont impliqués dans la situation qui endeuille le pays de LUMUMBA depuis plusieurs décennies. La même communauté internationale s’est démontrée par ailleurs laxiste sur la situation dans l’Est de la RDC, pendant qu’elle est impliquée ailleurs avec véhémence. La persistance du conflit armé dans l’Est de la RDC est une matière qui suscite tant des questions dans l’opinion, avec notamment l’inaction de la communauté internationale dont le pays est membre.
Plus ou moins 10 millions de morts et de déplacés durant les 30 dernières années, c’est à peine que les puissants du bloc occidental ont commencé à donner de la voix, bien qu’encore faiblement appréciée. Les timides condamnations contre le Rwanda donnent l’impression que le pays de KAGAME n’est qu’un tremplin exploité par les puissances industrielles pour piller les richesses de la partie orientale de la RDC. Les congolais commencent à développer l’idée que l’ONU serait complice. Les manifestations de l’année dernière contre les bureaux de la Monusco et les chancelleries occidentales en disent plus.
Ce qui est vrai, les africains et particulièrement les congolais en ont marre de cette politique de deux poids deux mesures appliquées par la communauté internationale. Les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne et consort se sont mobilisés pour l’Ukraine ou Israël, mais le cas de la RDC est traité de façon protocolaire. Même leurs médias ne montrent pas les réalités d’une situation qui passe aujourd’hui comme le conflit qui a fait plus de victimes. Pendant qu’on décrète le cessez le feu ou une trêve humanitaire, l’autre camp viole les droits de l’homme et massacre la population civile en toute impunité. Quand la RDC croit à la résolution du conflit par voie diplomatique telle que proposée par la communauté internationale, l’ennemie se ravitaille en hommes et munitions ; il continue à gagner du terrain sans aucune sanction.
Entre temps, les pillages systématiques des richesses continuent dans les zones occupées. En réalités, c’est pour des raisons économiques que le sang des congolais continue à couler depuis 30 ans. L’or, le coltan, la cassitérite et autres mènerais du crime qui transitent par nos voisins, alimentent les industries occidentales avec des fausses étiquettes dans la traçabilité. Malgré les souffrances de la population, et ses cris d’alarme, personne, alors personne n’intervient pour arrêter l’hémorragie. Les blessures deviennent profondes ; il en faudra beaucoup de temps pour les panser.
La rédaction de b-onetv.cd


