Comme souvent, le territoire congolais est assimilé par certains milieux financiers comme une poubelle ouverte aux produits alimentaires impropres à la consommation. Le Gouvernement a annoncé le 25 aout dernier la présence de semoules de maïs, dont la commercialisation a été tout de suite interdite et la surveillance renforcée aux frontières et sur le marché.

Le cabinet du Ministre du commerce extérieur a cité 8 marques de ce produit de première nécessité, désormais interdit d’entrer ou d’être commercialiser parce qu’elles sont contaminées par l’aflatoxine. Il s’agit notamment de marques Africa Milling, Roller Mael and Brekefast, Farm Ferr Super Dog Mael, CONTINENTAL, Mill8ng, Shabco Mill8ng, Girad Milling, Busu Milling et STAR Milling. Cette farine de maïs très prisée, porte une substance toxique selon les autorités ; et des spécialistes renseigne que l’aflatoxine est un danger pour la santé humaine et animale. Elle est cancérigène, crée des lésions au niveau du foie et peut évoluer jusqu’à atteindre la cirrhose. La république sœur de la Zambie pays de provenance de ces produits et l’une des partenaires commerciaux de la RDC a été saisie par cette mesure du Gouvernement pour renforcer le contrôle.

Le maïs pourtant, est un l’un des produits les plus consommés en RDC. Avec en tête l’espace Katanga, le grand Kasai et maintenant Kinshasa, le Bandundu, comme partout au pays, le Fufu est un accompagnement de base que près de 70 pourcent des congolais raffolent. Il faut compter maintenant que sur les quelques marques autorisées d’être consommées et sur la production locale qui est en quantité insuffisante. Mais le territoire congolais et les produits de qualité douteuse est une histoire de longue d’amour. Garantir la sécurité des produits alimentaires vendus sur le marché est un processus dont l’Etat congolais peine à assurer. C’est par des alertes de la société civile ou des personnes avisées que des nouvelles de contrefaçon et d’avarie de certains produits parviennent au public. Malgré l’existence d’une batterie de lois et de services de surveillance et de contrôle à l’importation, la population n’est pas totalement à l’abri des produits impropres à la consommation.
C’est vrai qu’on a déjà assisté plusieurs fois à la destruction des denrées contrefaits ou avariés. Mais la contrebande demeure par ailleurs un défi que le gouvernement a du mal à éradiquer et ce, dans tous les domaines. C’est à travers elle que plusieurs réseaux en connivence avec des agents publics supposés être gardiens de la norme, s’emploieraient à glisser sur le marché des produits non contrôlés et de mauvaise qualité.

Connaissant que l’économie de la RDC dépend en grande partie des produits de l’importation, le commerce parallèle des marchandises prohibées devrait être puni de façon exemplaire. Pour mettre fin à ces pratiques qui expose la santé de la population, le Ministre du Commerce extérieur entend renforcer la sécurité aux frontières avec des services jugés autres fois de trop dans le contrôle qualité.
La rédaction de b-onetv.cd


