Le procès des militaires accusés de meurtres, vols, pillages et fuite devant les rebelles du M23 à Bukavu s’est intensifié ce mardi 11 février 2025, avec l’ajout de 180 nouveaux prévenus, portant le nombre total d’accusés à 272. Ces militaires, issus de différentes unités, sont jugés pour des actes commis lors de leur retraite face aux rebelles du M23, notamment des tirs dans les villages de Katana, Mululu, Miti, Murhesa, Mudaka et Kamanyola, semant la panique parmi la population locale. À Kabare, ces soldats sont accusés d’avoir tué 12 personnes en deux jours. La société civile considère ce procès comme une opportunité de rendre justice aux victimes.

Ce procès s’inscrit dans une série de mesures judiciaires prises contre des militaires accusés de manquements graves. En décembre 2024, 13 militaires ont été condamnés à mort à Lubero pour fuite devant l’ennemi, meurtre et pillage. De même, en juillet 2024, 25 soldats avaient été condamnés à mort pour des faits similaires. Ces actions judiciaires visent à renforcer la discipline au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et à dissuader de futurs comportements répréhensibles.
Parallèlement, le conflit avec les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda selon des rapports de l’ONU, continue de déstabiliser l’est du pays. Depuis fin 2021, le M23 a conquis de vastes territoires dans le Nord-Kivu, menaçant des villes clés comme Goma. Face à cette situation, les autorités congolaises ont intensifié les poursuites judiciaires contre les militaires accusés de trahison ou de complicité avec l’ennemi, dans le but de restaurer l’ordre et la discipline au sein de l’armée.
La rédaction de b-onetv.cd


