En marge de la 58e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, la Première ministre de la RDC, Judith Suminwa Tuluka, intensifie ses efforts diplomatiques pour l’ouverture d’un couloir humanitaire dans l’Est du pays. Cette initiative vise à porter secours aux civils et militaires piégés dans les zones occupées par les forces rwandaises et leurs alliés du M23/AFC, notamment à Goma (Nord-Kivu) et Bukavu (Sud-Kivu).
Dans ce cadre, la Cheffe du gouvernement congolais a mené une série de rencontres stratégiques avec plusieurs hauts responsables internationaux, dont : Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU
Filippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés
Olof Skoog, Représentant spécial de l’Union européenne pour les droits humains
Ignazio Cassis, Conseiller fédéral suisse aux Affaires étrangères
Son objectif : obtenir un appui international pour contraindre Kigali et le M23 à laisser passer l’aide humanitaire, indispensable pour les populations en détresse. Le gouvernement congolais alerte sur une situation critique dans l’Est du pays. Le blocage de l’aide humanitaire par les forces rwandaises et leurs alliés du M23/AFC empêche les blessés et déplacés d’accéder aux soins et aggrave les risques d’épidémies, notamment de choléra et de Mpox.
« Le besoin de ce corridor humanitaire s’impose pour acheminer l’aide aux civils et permettre aux travailleurs humanitaires d’opérer en toute sécurité. Malheureusement, le Rwanda et le M23/AFC bloquent l’assistance, mettant en péril des milliers de vies », dénoncent les services de la Première ministre. Face à cette urgence, Kinshasa insiste sur la nécessité d’une mobilisation internationale immédiate pour contraindre les occupants à respecter le droit humanitaire et permettre aux ONG de venir en aide aux populations en détresse.
Alors que les combats se poursuivent dans l’Est, la communauté internationale répondra-t-elle à l’appel de la RDC pour sauver des milliers de vies ?
Emille Kayomba


