Dans le cadre des consultations autour du Pacte social pour la paix et le vivre-ensemble en RDC et dans la région des Grands Lacs, une délégation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC) a été reçue, ce lundi 10 mars 2025, par le président angolais João Lourenço.
Médiateur dans le conflit opposant la République démocratique du Congo au Rwanda, João Lourenço a exprimé son soutien total à cette initiative portée par les leaders religieux congolais. Il a également souligné son espoir de voir ce pacte déboucher sur un front commun, rassemblant les forces morales, intellectuelles, spirituelles et politiques engagées dans la recherche de la paix.
Selon un communiqué de la présidence angolaise, le révérend Eric Nsenga de l’ECC a déclaré à la presse que cette rencontre visait à renforcer la « diplomatie de l’Église », en concertation avec les autorités angolaises. Il a insisté sur le rôle clé de João Lourenço, actuel président de l’Union africaine, dans les efforts de résolution de la crise en RDC : « Nous sommes venus tirer des leçons de cette expérience. Le président Lourenço joue un rôle crucial dans la médiation régionale. »
Avant cette rencontre à Luanda, la délégation ecclésiastique avait déjà échangé avec les présidents Paul Kagame (Rwanda), Yoweri Museveni (Ouganda) et William Ruto (Kenya). Les initiateurs du Pacte social pour la paix et le vivre-ensemble estiment que cette démarche aboutira à une proposition concrète pour une sortie de crise, dans un contexte marqué par l’agression rwandaise via le Mouvement du 23 mars (M23) et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).
Cette initiative des religieux congolais pourrait ainsi offrir une nouvelle approche diplomatique et morale pour tenter d’endiguer la violence persistante dans l’Est de la RDC.
Emile Kayomba


