Marcel Malanga, ressortissant américano-congolais condamné à mort dans le cadre de la tentative de coup d’État du 19 mai 2024 en République démocratique du Congo, a bénéficié d’une grâce présidentielle accordée ce mercredi 2 avril par le président Félix Tshisekedi, a-t-on appris de source officielle.
Marcel Malanga et ses compatriotes américains ont bénéficié d’une grâce présidentielle commuant leur condamnation à mort. Ils échappent ainsi à l’exécution et purgeront désormais une peine de réclusion à perpétuité, conformément à la décision du président de la République.
Fils de Christian Malanga, présenté comme le cerveau du groupe accusé d’avoir tenté de renverser les institutions, Marcel Malanga faisait partie des 37 personnes condamnées à la peine capitale par la Cour militaire de Kinshasa/Gombe lors du procès tenu en première instance à la prison militaire de Ndolo.
L’annonce de sa grâce intervient dans un contexte de pressions diplomatiques et humanitaires, plusieurs organisations internationales et le gouvernement américain ayant plaidé pour une révision de son cas. Le président Tshisekedi, en accordant cette mesure de clémence, semble vouloir démontrer une approche plus conciliante tout en maintenant la fermeté du pouvoir face aux actes jugés comme des atteintes à la sûreté de l’État.
Pour rappel, la tentative de coup d’État du 19 mai 2024 avait été marquée par une attaque contre des sites stratégiques de Kinshasa, notamment le Palais de la Nation et la résidence d’un haut responsable de l’armée. L’opération avait rapidement été maîtrisée par les forces de sécurité, aboutissant à l’arrestation et au jugement des personnes impliquées.
Si la grâce présidentielle annule l’exécution de Marcel Malanga, son avenir judiciaire reste incertain, d’autant plus que les autres condamnés demeurent sous le coup de leur peine. Le geste du chef de l’État pourrait néanmoins ouvrir la voie à d’éventuelles négociations diplomatiques pour la prise en compte d’autres cas similaires.
Les réactions à cette décision ne se sont pas fait attendre. Tandis que ses proches et certains acteurs de la communauté internationale saluent un acte de justice et d’humanité, des voix s’élèvent au sein de l’opinion publique congolaise pour dénoncer une clémence jugée sélective.
L’évolution de cette affaire reste à suivre de près, notamment en ce qui concerne d’éventuelles mesures supplémentaires pour les autres détenus condamnés dans le même dossier.
La rédaction de b-onetv.cd


