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Kongo Music Expo : Patience Issa, Pamela Badjogo, Grâce Kaumba et Marie Audigier dénoncent les VBG dans l’industrie musicale

10 mois ago
in Non classé
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Kongo Music Expo : Patience Issa, Pamela Badjogo, Grâce Kaumba et Marie Audigier dénoncent les VBG dans l’industrie musicale
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Le Kongo Music Expo (KME) a tenu plusieurs panels marquants lors de son édition 2025, dont un particulièrement percutant, consacré aux « Défis de la femme dans l’industrie musicale en Afrique ». Modéré par Patience Issa Mudumbula, ce panel a rassemblé des voix influentes : Marie Audigier, productrice française ; Pamela Badjogo, artiste gabonaise engagée et féministe ; et Grâce Kaumba, productrice et manageuse dans la musique urbaine.

Au cœur des échanges : les violences basées sur le genre (VBG), un fléau trop répandu dans l’industrie musicale africaine. Les intervenantes ont abordé sans détour les difficultés spécifiques auxquelles les femmes sont confrontées : accès inégal au financement, pression sexuelle, manque de reconnaissance et isolement dans les processus créatifs.

Pamela Badjogo, reconnue parmi les voix féministes les plus influentes du continent, a dénoncé la misogynie systémique : « Le corps de la femme n’est pas une monnaie d’échange. Il y a aussi un manque de considération dans tout le processus créatif, du début à la fin. » Elle a partagé son combat au Mali contre les VBG, notamment celles subies par les femmes de ménage, soulignant le résultat tangible de ce combat : l’initiation d’un projet de loi par le gouvernement malien sur la question.

De son côté, Marie Audigier a évoqué le projet documentaire Tosala, mené à Brazzaville, qui a mis en lumière les violences subies par plusieurs femmes artistes. Ce projet a contribué à faire évoluer la législation sur le genre en République du Congo.

Grâce Kaumba, productrice de musique urbaine, a quant à elle insisté sur les freins structurels à l’émancipation des femmes dans l’industrie : « La femme est encore perçue comme un objet de plaisir. On regarde plus son physique que ses compétences. Il manque une véritable préparation, dès le départ, à assumer des rôles de leadership. »

Interrogée par B-onetv.cd, Patience Issa a dressé un état des lieux de l’évolution de la femme dans la musique en RDC : « Il y a dix ans, il était rare de voir une femme manageuse. Aujourd’hui, on a des modèles. Ce sont des figures qui peuvent inspirer les prochaines générations. Il y a une évolution, même politique, avec davantage de femmes impliquées dans des rôles créatifs. »

Elle souligne toutefois la difficulté de documenter cette progression, en raison d’un manque criant de données chiffrées sur les femmes dans la musique en RDC. D’où son appel à renforcer la recherche et les études spécifiques : « Il faut qu’on mette un point d’honneur à produire des études réalistes, qui débouchent sur des propositions concrètes. C’est l’un des moyens pour rendre l’industrie plus inclusive. »

En conclusion, Patience Issa a formulé quelques pistes concrètes : « Je ne prétends pas faire des propositions définitives, mais de mes observations, je retiens trois choses essentielles : la formation, l’information, et surtout l’unité. Avant de donner de la valeur à son art, il faut savoir si on le fait bien, et cela passe par l’information et à la formation. Malheureusement notre pays manque cruellement des contenus et spécialistes dans les métiers des art.»

Elle insiste aussi sur la nécessité d’une vision commune, partagée entre hommes, femmes et tous les opérateurs culturels : « Il faut que tous les acteurs culturels puissent avoir un objectif commun : savoir où nous voulons emmener notre industrie musicale. »

Le Kongo Music Expo aura au moins eu le mérite d’ouvrir un espace d’expression libre et de réflexion engagée sur la place des femmes dans la musique en Afrique. Espérons que ces paroles s’accompagnent d’actes, pour une industrie réellement respectueuse du genre.

Elrick Elesse


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