Le vice-ministre de la Justice et du Contentieux, Me Samuel Mbemba Kabuya Tanda, a officiellement pris ses fonctions ce lundi comme Ministre d’État ai à la Justice et Garde des Sceaux, en remplacement de Constant Mutamba, récemment démissionnaire.
Dans un contexte politique marqué par des appels à l’apaisement et à la décrispation, notamment émis par le Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA), Samuel Mbemba a adopté une posture ferme, réaffirmant l’indépendance et la continuité de l’action judiciaire de l’État. « La justice va poursuivre les actions pénales en cours contre des politiciens jusqu’à leur terme », a-t-il déclaré lors d’un point de presse tenu le jour même de sa prise de fonction.
Une déclaration qui fait écho à la ligne dure suivie par son prédécesseur, Constant Mutamba, et qui tranche avec les suggestions du CNSA appelant à l’arrêt des poursuites contre certains acteurs politiques dans un esprit de réconciliation nationale. « On ne peut pas sacrifier les droits des victimes à l’autel des intérêts politiques », a martelé le nouveau ministre intérimaire, balayant d’un revers de main toute idée d’amnistie déguisée ou de compromis judiciaire au nom du dialogue politique.
Cette sortie ferme illustre la volonté du gouvernement congolais de maintenir l’autorité de la justice au-dessus des arrangements politiques, dans une période où plusieurs personnalités politiques font face à des procédures judiciaires sensibles, souvent perçues comme politiquement motivées ou à fort impact symbolique.
La position de Me Samuel Mbemba traduit donc un choix stratégique du gouvernement : afficher une fermeté judiciaire tout en maintenant le cap des institutions, malgré les turbulences internes et les appels au relâchement des tensions politiques. Avec cette déclaration, la Justice congolaise, sous sa direction intérimaire, semble déterminée à faire primer l’État de droit sur toute tentative d’impunité politique, même sous couvert de décrispation.
La rédaction de b-onetv.cd


