À quelques jours d’un congrès présenté comme un tournant pour la coalition au pouvoir, le président de la République, Félix Tshisekedi, a de nouveau réuni, jeudi 14 août, les membres du présidium de l’Union sacrée de la Nation (USN).
Selon des sources proches de la plateforme, cette rencontre a été centrée sur l’examen de la charte et du projet de règlement intérieur de l’USN, deux textes censés formaliser et renforcer la structuration interne de cette large alliance politique. Elle intervient dans le prolongement d’une première réunion, tenue le dimanche 10 août au Palais de la Nation, qui avait déjà jeté les bases de ce travail préparatoire.
« Le rendez-vous de ce dimanche va ouvrir la voie à la tenue du congrès de l’Union sacrée », expliquait alors le professeur André Mbata, saluant « une étape cruciale dans l’instauration d’une gouvernance plus structurée et consensuelle » au sein de la plateforme.
Le congrès annoncé, dont la date exacte reste à préciser, pourrait clarifier la vision, le mode de fonctionnement et les priorités politiques de l’USN. Ce rendez-vous est aussi l’occasion pour Tshisekedi de consolider sa majorité, alors que le gouvernement Suminwa II, récemment installé, devra relever des défis socio-économiques majeurs.
Interrogé sur la composition de l’exécutif, André Mbata a tenu à rappeler l’adhésion pleine et entière de la coalition à l’équipe gouvernementale : « C’est notre gouvernement, nous l’avons déjà dit avant sa sortie », a-t-il martelé.
Pour le chef de l’État, l’enjeu dépasse la simple formalisation des textes. Il s’agit avant tout de fédérer les composantes de l’USN autour d’une vision commune et d’un langage politique unifié. Tshisekedi a ainsi exhorté ses partenaires à « parler le même langage » et à privilégier « l’efficacité dans l’action publique », tout en appelant au renforcement des liens avec la population, clef de voûte de la légitimité politique.
En toile de fond, cette dynamique interne vise à préparer l’USN non seulement aux batailles institutionnelles à venir, mais aussi aux échéances électorales futures. Le congrès, s’il tient ses promesses, pourrait marquer un nouveau chapitre dans la gouvernance de la coalition et, par ricochet, dans la trajectoire politique du président Tshisekedi.


