Le Vice-Premier Ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, a poursuivi mardi 2 septembre, jusque tard dans la soirée, les consultations sectorielles en vue de l’élaboration du projet de loi de finances 2026. Ces échanges permettent aux membres du gouvernement de défendre les prévisions budgétaires de leurs départements respectifs et d’ajuster les priorités face au contexte économique difficile que traverse le pays.
Représenté par son adjoint, le vice-ministre du Budget, Elysée Bokumwana, M. Muzito a reçu plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres du Commerce extérieur, des Droits humains, de l’Urbanisme et Habitat, des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PTNTIC), de l’Économie numérique, de l’Environnement, ainsi que des Sports et Loisirs.
Chacun a présenté les défis et besoins de son secteur : Julien Paluku (Commerce extérieur) a insisté sur la nécessité de renforcer les recettes générées par son ministère afin d’accroître sa contribution au budget national. José Panda (PTNTIC) a plaidé pour des ajustements liés à la scission de son ministère avec celui de l’Économie numérique, demandant une révision de la quote-part d’un établissement public stratégique.
Marie Nyange Ndambo (Environnement) a mis en avant la mise en œuvre de la « nouvelle économie du climat », qui exige des réformes et l’intégration de projets déjà validés. Augustin Kibassa Maliba (Économie numérique) a souligné l’importance de crédits conséquents pour permettre à la RDC de tirer profit des opportunités offertes par le digital. Jean Lucien Bussa (Aménagement du territoire) a salué cet exercice qui assure la compatibilité des budgets proposés avec les objectifs opérationnels de son département, tout en reconnaissant que « tout ne pourra pas être obtenu ».
Samuel Mbemba (Droits humains) a présenté les priorités de son ministère, notamment le plaidoyer pour la reconnaissance du génocide et la mise en place d’une justice transitionnelle. Didier Budimbu (Sports et Loisirs) a rappelé que son secteur, grand consommateur de ressources, reste en concertation avec les experts du Budget pour défendre ses prévisions devant le Conseil des ministres.
Ces consultations, qui se poursuivront dans les prochains jours, visent à bâtir un budget réaliste, inclusif et adapté aux priorités nationales.
Emille Kayomba


