La rentrée scolaire 2025-2026 en République démocratique du Congo (RDC) s’est ouverte ce lundi 1 septembre sous le signe de l’ambition et de la réforme. La ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a exprimé sa volonté de faire de l’éducation « le socle du développement durable et d’une citoyenneté responsable » dans tous les territoires du pays.
Lors d’un briefing conjoint avec son homologue de la Communication, la ministre a insisté sur l’importance de bâtir un système éducatif « inclusif, performant et reconnu sur le plan continental » d’ici 2029.
« D’ici à 2029, il y a toute une série d’activités et d’actions phares qui vont nous occuper. On a eu cette année la partie d’intégration des technologies, mais on va continuer à accélérer la partie infrastructures, donc c’est la création des nouvelles salles de classe, autant au niveau primaire que secondaire », a expliqué Raïssa Malu.
Cette stratégie prévoit :
La modernisation des infrastructures : construction et réhabilitation d’écoles, extension du réseau scolaire dans les zones rurales, création de laboratoires et bibliothèques modernes.
L’intégration des technologies : généralisation des outils numériques, mise en place de plateformes éducatives et formation des enseignants aux méthodes d’apprentissage innovantes.
L’amélioration des conditions d’apprentissage : réduction du ratio élèves-enseignant, fourniture de manuels scolaires, et renforcement des capacités pédagogiques.
Pour la ministre, cet ambitieux programme doit positionner la RDC comme un pays de référence en matière d’éducation en Afrique : « L’objectif est qu’en 2029, nous ayons un système éducatif qui soit reconnu comme un modèle d’excellence en Afrique. »
Cette vision s’inscrit dans la continuité des réformes initiées par le gouvernement, notamment la gratuité de l’enseignement primaire instaurée en 2019, qui a permis à des millions d’enfants d’accéder à l’école. La rentrée scolaire 2025-2026 se déroule dans un contexte marqué par une croissance démographique rapide, une demande accrue en infrastructures scolaires et un besoin urgent de revalorisation du métier d’enseignant.
Le gouvernement a promis de mobiliser des ressources financières et techniques pour répondre à ces défis : Accélération des programmes de construction d’écoles ; Renforcement des compétences des enseignants ; Déploiement d’outils numériques pour améliorer la qualité de l’enseignement ; Mise en place de partenariats avec des acteurs privés et internationaux.
Au-delà des chiffres et des plans stratégiques, Raïssa Malu a adressé un message fort aux parents et aux élèves : « Investir dans l’éducation, c’est investir dans l’avenir du pays. Nous avons besoin d’une jeunesse formée, responsable et capable de relever les défis du développement durable. » Cette déclaration reflète l’ambition du gouvernement congolais de transformer l’éducation en levier de développement socio-économique, dans un pays où plus de 50 % de la population a moins de 18 ans.
Avec ces annonces, le secteur éducatif congolais entre dans une nouvelle phase de modernisation, portée par une vision claire : bâtir, d’ici 2029, un système éducatif équitable, innovant et tourné vers l’excellence.


