Entre soupirs de soulagement et cris de déception, les guitares électriques et les batteries ne résonneront plus dans la cour de l’Athénée de la Gombe. Par un arrêté tranchant, le Gouverneur de Kinshasa a interdit l’organisation de tout concert et manifestation bruyante dans ce site scolaire et ses environs.
Motif ? Les plaintes répétées des riverains, parmi lesquels des diplomates, des fonctionnaires et des familles, excédés par ce qu’ils qualifient de « tapage à ciel ouvert ». Mais du côté des musiciens et des promoteurs culturels, c’est la douche froide. L’Athénée de la Gombe était devenu, au fil des années, une scène emblématique pour lancer de nouveaux talents.
De son côté, le Gouverneur campe sur sa ligne. Pour lui, l’ordre public repose sur trois piliers indiscutables : Sécurité, Tranquillité, Salubrité « La musique est importante, mais elle ne peut pas se faire au détriment de la paix sociale », martèle son entourage.
Si la mesure apaise les riverains, elle ouvre en revanche un nouveau débat sur la place des espaces culturels dans une capitale où les scènes de concerts accessibles se raréfient. Entre le droit au repos et le droit à la culture, Kinshasa devra encore chercher son équilibre.
Junior Kulele


