L’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK) s’ouvre dans un climat de tension politique. Lors de la rentrée parlementaire de septembre, dirigée par la vice-présidente Germaine Tshinyama qui assure l’intérim de son président, Levis Mbuta, absent pour raisons médicales plusieurs élus provinciaux ont ouvertement affiché leur volonté de tourner la page Mbuta.

Dès la séance inaugurale, un collectif de députés a brandi une note de destitution, accusant l’actuel président de « manquements graves » dans l’exercice de ses fonctions, notamment des violations répétées du règlement intérieur de l’institution. Pour ses détracteurs, l’Assemblée ne peut plus se permettre une gouvernance qu’ils jugent « paralysée » et « discréditée ».
Face à cette fronde, Germaine Tshinyama est désormais appelée à convoquer, en urgence, une plénière spéciale qui devra statuer sur la déchéance définitive de Levis Mbuta. Cette offensive parlementaire intervient à peine une semaine après que le président de l’APK a annoncé son retrait temporaire pour raisons de santé, une décision qui avait déjà suscité interrogations et spéculations dans les couloirs de l’hémicycle.
La situation révèle un double enjeu : d’une part, une lutte interne pour le contrôle du perchoir dans une capitale où les tensions politiques locales s’entrecroisent avec les rivalités nationales ; d’autre part, une possible crise institutionnelle si les élus ne parviennent pas à trouver un consensus autour de la succession de Mbuta.
L’avenir du président malade semble désormais suspendu à une plénière qui pourrait, dans les prochains jours, sceller son sort politique.
C.I.M


