Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, veut remettre de l’ordre dans la gestion de la fonction publique. Lors de la 63ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue ce vendredi, le Chef de l’État a instruit le gouvernement de proposer, dans un délai de 30 jours, des mesures légales et réglementaires garantissant le respect strict du statut, de la dignité et des droits des agents de carrière des services publics.
Félix Tshisekedi a attiré l’attention du gouvernement sur la nécessité absolue de respecter le cadre juridique lors de l’ouverture de procédures disciplinaires contre les agents publics. Selon lui, toute action disciplinaire doit s’appuyer sur des règles précises et objectives, excluant toute forme d’arbitraire ou de motivation politique.
Le Chef de l’État a rappelé les principes fondamentaux devant guider la discipline administrative : la matérialité et la preuve de la faute commise ; l’imputabilité directe des faits à l’agent concerné ; la charge de la preuve incombant à l’autorité initiatrice ; le respect des délais légaux et du caractère contradictoire de la procédure ; la possibilité pour l’agent de présenter sa défense ; l’information obligatoire du ministère de la Fonction publique, garant de la régularité et de la gestion des carrières.
« Toute sanction doit reposer sur des faits précis, établis et imputables à l’agent, à l’exclusion de toute motivation subjective ou politicienne », a insisté le Président Tshisekedi.
Le Président de la République a également mis un accent particulier sur le cas des Secrétaires généraux. Il a précisé que toute suspension préventive de ces hauts fonctionnaires doit désormais intervenir après information préalable du ministère de la Fonction publique, afin d’éviter les dérives observées dans la gestion des intérims et les remises et reprises précipitées. Félix Tshisekedi a par ailleurs déploré la lenteur excessive observée dans le traitement de certains dossiers disciplinaires, conduisant à la caducité de nombreuses procédures.
En instruisant le Vice-premier ministre chargé de la Fonction publique, sous la supervision de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, de formuler des propositions concrètes dans les 30 jours, le Chef de l’État veut réaffirmer l’autorité de la loi et la protection des agents publics. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de réhabilitation du service public congolais, un secteur jugé essentiel pour la stabilité administrative et la crédibilité de l’État.
« Le respect du statut des fonctionnaires, c’est aussi le respect de l’État lui-même », a conclu Félix Tshisekedi. Avec cette décision, le Président de la République confirme sa volonté de professionnaliser l’administration publique et de restaurer la confiance entre l’État et ses agents, en plaçant la dignité du fonctionnaire au cœur de la réforme.
La rédaction de b-onetv.cd


