Dans une correspondance adressée au ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a tenu à clarifier sa position sur la gestion de la crise humanitaire provoquée par les inondations des 4 et 5 avril 2025.
Répondant à la demande d’un rapport détaillé sur cette affaire, le gouverneur indique que la responsabilité directe de la coordination des opérations revenait au ministère de l’Intérieur : « Le gouvernement provincial de Kinshasa, représenté par le ministre provincial de la Santé, a pris part à une commission interinstitutionnelle placée sous l’autorité du ministère de l’Intérieur. Cette commission regroupait également des délégués de la Présidence, de la Primature, des ministères des Affaires sociales, de l’Environnement ainsi que de la Cellule permanente d’alerte et d’urgence (CPAU). »
Daniel Bumba précise par ailleurs que c’est à la CPAU, structure technique mandatée pour la gestion des catastrophes qu’il revient de produire le rapport complet sur les opérations menées pendant et après la catastrophe. Cette mise au point du gouverneur relance le débat sur la transparence dans la gestion de l’aide aux sinistrés. Plusieurs observateurs y voient un véritable jeu de renvois de responsabilités entre institutions, alors que des centaines de familles endeuillées ou ayant tout perdu attendent toujours une indemnisation.
Pendant ce temps, la saison des pluies bat son plein, faisant craindre une répétition de ces drames dans les quartiers périphériques de la capitale.
C.I.M


