L’heure est au choix à la Chambre basse du Parlement. Ce jeudi 13 novembre 2025 à 15h (heure de Kinshasa), les députés nationaux se réunissent dans la salle du Congrès du Palais du Peuple pour un scrutin crucial : l’élection du président de l’Assemblée nationale et du rapporteur adjoint. Une séance attendue qui suscite une forte mobilisation au sein de l’hémicycle.
Depuis les premières heures de la journée, les députés affluent vers le Palais du Peuple dans une ambiance à la fois solennelle et électrisée. Les concertations politiques se multiplient dans les couloirs, les alliances se resserrent, et les groupes parlementaires peaufinent leurs dernières consignes de vote. Les affiches de soutien et les messages de ralliement, visibles sur les murs du bâtiment, témoignent de l’enjeu politique que représente ce scrutin pour l’équilibre interne de la Chambre.
Les candidats en lice, deux postes sont à pourvoir : Aimé Boji, candidat de la majorité, brigue la présidence de l’Assemblée nationale ; Clotilde Mutita, issue de l’opposition, se présente au poste de rapporteur adjoint. Tous deux ont multiplié les rencontres avec leurs collègues pour défendre leur vision et recueillir les attentes des différents caucus provinciaux. La veille, plusieurs réunions ont eu lieu avec les délégations du Grand Kivu, du Grand Oriental, ainsi qu’avec les groupes des jeunes députés et des femmes parlementaires.
Ce vote ne se limite pas à une simple formalité parlementaire. Il marque une étape clé dans la reconfiguration du bureau de l’Assemblée nationale, resté partiellement vacant depuis quelques mois. La séance du jour doit ainsi stabiliser la direction de l’institution et relancer pleinement ses travaux législatifs. Ce scrutin décisif pourrait redéfinir les équilibres politiques internes et ouvrir une nouvelle phase dans le fonctionnement de la Chambre basse, alors que le Parlement s’apprête à aborder plusieurs réformes majeures inscrites à son agenda.
Jehovani Mulumba


