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CWB : « Fils de bâtard » : Quand Emmanuel De Candido ensorcelle Kinshasa

5 mois ago
in Culture
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CWB : « Fils de bâtard » : Quand Emmanuel De Candido ensorcelle Kinshasa
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Le Centre Wallonie-Bruxelles déborde. L’air est dense, chargé d’attentes, d’yeux grands ouverts. Puis une voix claque dans la salle : « Lisapo Ongè ? » Silence. Le public, surpris de l’entendre de la bouche d’un Belge, réplique du tac au tac : « Ongè ! » Et le sort est jeté. Ce soir-là, Emmanuel De Candido ne joue pas seulement. Il habite chaque souffle, chaque ombre, chaque fragment de son récit. Son spectacle-monologue « Fils de bâtard », produit par la compagnie MAPS, a offert à Kinshasa un moment rare : une performance magnétique qui a valu, sans surprise, une standing ovation.

Le public est happé dans le sillage d’un fils en quête d’un père fuyant comme un horizon incertain. Pas un héros. Un homme. Une absence. Une blessure. De son père, il ne reçoit presque rien : Trois cartes : Congo, Libye, Antarctique. Un poème. Et cette béance identitaire qu’il tente de raccommoder depuis des années. Le spectacle, fruit de sept ans de recherches menées notamment au Congo, au Kivu et à Kinshasa, oscille entre théâtre documentaire et fiction assumée.

Emmanuel tisse son histoire comme une étoffe à double trame : Deux questions simples, presque innocentes, mais qui ouvriront un gouffre d’émotions : « Est-ce qu’on peut recommencer ? », « Si tu pouvais revivre un seul instant pour changer ta vie, lequel choisirais-tu ? » Ces interrogations deviennent le moteur d’un récit puissant où se mêlent fatalité, héritage, regrets, et ce délicat besoin de dire adieu — ou de se pardonner.

Ce qui émerveille, c’est l’éventail presque déconcertant des talents d’Emmanuel De Candido. Un véritable couteau suisse artistique. Il parle. Il chante. Il slame. Il fait du beatbox. Il incarne. Il devient. Le tout soutenu par une architecture scénique minutieuse : La musique d’Orphise Labarbe, métronome sensible qui soutient la voix d’Emmanuel; Les lumières de Clément Papin, pensées comme des battements de cœur visuels; Les marionnettes, dont celle du bison, symboles silencieux mais redoutablement expressifs; La sobriété du décor, chaque objet chargé d’une valeur presque rituelle; La dramaturgie ciselée de Stéphanie Mangez; La mise en scène solide d’Olivier Lenel, qui offre à ce récit brut une élégance maîtrisée.

Résultat : un spectacle qui tressaillit, palpite, gronde, et laisse le public kinois suspendu à chaque inflexion. Le spectacle joue en équilibre sur une corde tendue entre héritage intime et mémoire collective. L’école de son fils. L’hôpital où sa mère meurt en son absence. Et surtout, l’île d’Idjwi, où vécut son père. C’est là que se glisse la seule dissonance : Emmanuel affirme qu’Idjwi aurait « appartenu au Rwanda ».

Une assertion sensible, sujette à controverse, dans un contexte où le public congolais est extrêmement attentif à ces questions identitaires et géopolitiques. Pour un spectacle nourri de faits et de mémoire, cette phrase peut troubler la dimension documentaire du projet. Mais l’art n’est pas un tribunal. L’art expose, questionne, choque parfois. Et Kinshasa, spectatrice fiévreuse, sait aussi entendre ce qui dérange.

En prélude au spectacle, le CWB a accueilli un atelier d’écriture théâtrale intitulé « Mémoire en scène ». Trois jours de transmission, d’écoute, d’exercices exigeants, d’idées qui jaillissent. Animé par Stéphanie Mangez et Emmanuel De Candido, l’atelier a fait salle comble. Techniques dramaturgiques, construction narrative, exercices cognitifs pour dépasser la peur de la page blanche… Les participants en sont ressortis galvanisés, certains avec des projets concrets déjà en gestation. Une réussite totale. Une respiration créative rare. Un espace où mémoire et art se sont rencontrés avec intensité.

Avec « Fils de bâtard », Emmanuel De Candido ne s’est pas contenté de jouer devant Kinshasa : il s’est ouvert, livré, dissous, reconstruit. Il a transformé une histoire intime en miroir universel. Et Kinshasa, souvent exigeante, l’a accueilli avec chaleur, lucidité et admiration. La compagnie MAPS peut se féliciter : le spectacle a trouvé son public, son écho, son souffle.

Elrick Elesse

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