Un moment historique pour l’arbitrage congolais qui s’apprête à vivre l’un des moments les plus marquants de son épopée. L’arbitre international Jean-Jacques Ndala a été officiellement désigné par la Confédération africaine de football (CAF) pour diriger la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 entre le Maroc et le Sénégal, prévue ce dimanche 18 janvier à Rabat.
Cette désignation consacre non seulement le parcours individuel d’un arbitre expérimenté, mais aussi la montée en crédibilité de l’arbitrage de la République démocratique du Congo sur la scène continentale. Être désigné pour une finale de CAN n’est jamais un hasard. Ce choix est le fruit d’un processus rigoureux fondé sur la compétence technique, la constance dans les décisions, la gestion des matchs à forte pression et le respect des standards internationaux imposés par la CAF et la FIFA. Pour Jean-Jacques Ndala, cette finale représente l’aboutissement d’un tournoi maîtrisé.
L’arbitre congolais a déjà dirigé trois rencontres majeures durant cette CAN 2025, sans controverse majeure, confirmant ainsi la confiance placée en lui par les instances africaines. Avant d’être retenu pour l’apothéose du tournoi, Jean-Jacques Ndala s’est illustré lors de matchs stratégiques : Le match d’ouverture Maroc – Comores, une rencontre inaugurale toujours délicate à gérer, sous forte exposition médiatique et symbolique ; Tunisie – Tanzanie, lors de la 3ᵉ journée de la phase de groupes, un match à enjeu direct pour la qualification, nécessitant rigueur, autorité et lecture fine du jeu.
Ces prestations solides ont renforcé son profil d’arbitre fiable, capable de gérer des rencontres à haute intensité, tant sur le plan sportif qu’émotionnel. La finale Maroc – Sénégal s’annonce comme l’un des sommets les plus attendus du football africain. D’un côté, le Maroc, porté par son public à Rabat et en quête d’un nouveau sacre continental ; de l’autre, le Sénégal, champion en titre ou favori majeur, déterminé à confirmer sa domination.
Dans un tel contexte, le rôle de l’arbitre est central. Il devra garantir l’équité, maîtriser la pression, gérer les duels, prévenir les débordements et assurer la fluidité du jeu. La désignation de Jean-Jacques Ndala traduit la volonté de la CAF de confier ce rendez-vous décisif à un arbitre d’expérience, au sang-froid reconnu. Elle constitue un événement historique pour l’arbitrage congolais et témoigne du chemin parcouru par les officiels de la RDC, longtemps sous-représentés lors des grands rendez-vous continentaux.
Au-delà de la performance individuelle, c’est toute une école d’arbitrage qui est mise en lumière : formation, discipline, professionnalisation et intégration aux standards internationaux. Pour de nombreux jeunes arbitres congolais, Jean-Jacques Ndala devient désormais une référence et une source d’inspiration.
Dans un pays où le football est un puissant facteur d’unité et de fierté, voir un Congolais diriger la finale de la CAN dépasse le simple cadre sportif. C’est une reconnaissance du savoir-faire congolais, un message positif envoyé à l’Afrique et au monde, et une preuve que la RDC peut s’illustrer au plus haut niveau, y compris dans les fonctions souvent invisibles mais essentielles du jeu.
Ce dimanche 18 janvier à Rabat, tous les regards seront tournés vers la pelouse, mais aussi vers l’homme au sifflet. Pour Jean-Jacques Ndala, cette finale représente bien plus qu’un match : c’est un rendez-vous avec l’histoire, pour lui, pour l’arbitrage congolais et pour le football africain. À Rabat, la RDC sera présente. Et cette fois, elle arbitrera le destin continental.
Junior Kulele


