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Docta Kash n’est plus : Chakalej pleure un pionnier, le rap lingala perd une légende

4 mois ago
in Culture
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Docta Kash n’est plus : Chakalej pleure un pionnier, le rap lingala perd une légende
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Le rap congolais est en deuil. Une page fondatrice se referme. Docta Kash, l’un des pionniers du rap en lingala, membre emblématique du groupe Bawuta Kin (BWK), s’est éteint. Avec lui, c’est une voix, une conscience et une audace qui s’évanouissent. Kinshasa pleure. Le hip-hop congolais se recueille. « Cette image de Bawutakin au complet Esto Ndjondjo Yanga Face ya Mbinzo, Docta Kash “l’homme qui paie cash”, Rocky B. Le Moby Dick est une image que nous ne reverrons plus jamais », confie, ému, Charly Kalej (Chakalej) lors d’un entretien accordé à B-OneTV.cd.

La dernière image restera gravée dans les mémoires : un passage au studio Timbela Batimbelayo, alors que le groupe travaillait sur un nouvel album. Le remix du titre culte « Difficile à construire » y fut enregistré. Ce sera, hélas, le dernier souffle artistique de Docta Kash. Avec la disparition de Docta Kash, Rocky B. et Esto Ndjondjo deviennent orphelins d’un compagnon de lutte. Mais au-delà du trio, c’est tout le rap congolais qui perd l’un de ses architectes.

Avant Bawuta Kin, le rap local se cherchait encore : en français, à l’image des MC Solaar ; en anglais, pour les plus « nantis », à la manière des MC Hammer. BWK a rompu avec cette imitation. BWK a décolonisé le rap congolais. Ils ont osé rapper en lingala, langue de la rue, langue du vécu, langue de Kinshasa. Ils ont injecté dans le hip-hop l’odeur de l’humus gris de la capitale, ses vacarmes, ses douleurs, ses ironies, ses vérités crues. Ils ont cassé les codes du reniement de soi et inventé une esthétique nouvelle, profondément kinoise.

Ainsi est né un groupe légendaire, transgressant les genres jusque-là dominés par des figures plus visibles du funk et de la rumba urbaine. BWK avait compris une chose essentielle : le rap est, par nature, un cri de protestation. Et ce cri ne peut être authentique que s’il assume pleinement son identité. Ces « villageois de Kin », comme leur nom l’indique, ont imposé le respect dans un hip-hop jusque-là réservé aux élites américanisées et à l’illusion de l’American Dream transplantée dans les ghettos congolais.

Leur rap, en lingala, a changé à jamais la perception du hip-hop en RDC. Cette libération n’aurait jamais été possible sans les sacrifices acharnés des pionniers : Docta Kash, Estoo Ndjondjo et Rocky B. Avec BWK, le rap congolais s’est débarrassé de la « peau de l’autre ». Il s’est libéré du souci de paraître, de parler, de penser comme ailleurs. La street kinoise a retrouvé son sens profond : libre, irrévérencieuse, compatissante malgré tout, capable de rire de tout en dénonçant l’essentiel.

Le lingala, porté par BWK, a livré ses premières perles poétiques dans le rap. Des classiques devenus patrimoine, avec le recul, leur discographie apparaît comme une suite de chefs-d’œuvre. Parmi les titres cultes : « Difficile à construire », « Bo tia K’ », « Sacrifice ». Ces morceaux ont sonné comme des mots d’ordre à une époque où le rap congolais devait enfin être pris au sérieux. Tête froide, cœur chaud, mains à l’ouvrage : BWK entretenait le mystère tout en construisant l’avenir.

Entre tradition et modernité, mœurs kinoises et snobisme occidental, ces enfants de Barumbu, quartier Ngwaka, leur Brooklyn à eux, ont prôné la fraternité et le respect des valeurs communautaires. Leur influence fut telle qu’un passage rythmique saccadé de BWK sera repris des années plus tard par Quartier Latin de Koffi Olomide dans Bilan du travail, avec cette phrase restée célèbre : « Soki osalite, oko bima salite » (« Si tu ne crées pas, tu finiras sale »). BWK s’imposait alors comme un groupe leader, dans un pays dominé par le soukous et le ndombolo.

Le groupe ne connaîtra jamais de véritable flop. Mais il faut reconnaître que l’immigration de Rocky B. vers l’Occident a fragilisé l’équilibre du trio. En musique congolaise, les trios sont souvent mystiques : la disparition ou l’éloignement de l’un verrouille les autres. Comme le Trio Madjesi ou l’Empire Bakuba, BWK n’échappera pas à cette règle non écrite. Pourtant, l’année 2025 portait une promesse.
BWK était signé au label Racine Alternative, dirigé par Alex Dende, alias Lexxus Légal, rappeur engagé et producteur. Un nouvel album, « Ba Wu », était annoncé. Le public, fidèle, rêvait déjà d’une renaissance tardive, d’un BWK mûr, mais intact dans l’âme.

Dans ce contexte de deuil, Chakalej, que nous avons contacté pour confirmer la nouvelle, révèle que Docta Kash laisse derrière lui un album en pleine fixation au studio Timbela Batimbelayo, projet auquel il a lui-même participé. « Difficile à construire, mais facile à détruire » : cette phrase résonne aujourd’hui comme une prophétie.

Docta Kash laisse un héritage rare : celui des pionniers qui osent créer plutôt que copier, qui cherchent l’élévation d’un genre plutôt que les paillettes. L’artiste ne meurt jamais, dit-on. Mais certains meurent sans avoir vécu pleinement de leur art comme Van Gogh, célébré après sa mort. Docta Kash mérite-t-il des hommages officiels ? La question reste ouverte. Kinshasa, elle, n’oubliera pas.

Elrick Elesse

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