L’Assemblée provinciale du Kongo-Central se retrouve au cœur d’un moment décisif. Le Bureau de cette institution parlementaire est désormais saisi d’un réquisitoire émanant du Procureur général près la Cour de cassation, sollicitant l’autorisation d’ouvrir une instruction judiciaire contre le gouverneur de province, Grâce Bilolo.
Le Bureau accuse réception du réquisitoire
Confirmant l’information, le rapporteur de l’Assemblée provinciale, Billy Ntunga, a annoncé que le réquisitoire du Procureur général a bien été réceptionné. Il précise que le Bureau de l’organe délibérant provincial se réunira dans les prochains jours afin d’examiner la demande et d’y donner suite conformément aux procédures prévues par la loi.
« Le Bureau va se réunir pour donner suite à cette demande », a-t-il déclaré, tout en rassurant sur la disponibilité de l’Assemblée provinciale à collaborer pleinement avec les instances judiciaires compétentes. Du côté du parquet, l’autorisation de l’Assemblée provinciale constitue une étape indispensable. Le Procureur général près la Cour de cassation conditionne l’ouverture formelle de l’instruction judiciaire à la levée des protections institutionnelles dont bénéficie le gouverneur en exercice.
Selon les éléments avancés, Grâce Bilolo est accusé de détournement de fonds publics portant sur un montant supérieur à un million de dollars américains, une affaire qui suscite une vive attention tant sur le plan politique que judiciaire au Kongo-Central.
Face à ces accusations, le camp du gouverneur adopte une posture de coopération et de sérénité. Son conseiller en communication, Martin Solo, affirme que Grâce Bilolo se tient prêt à répondre à toute convocation de la représentation provinciale. « Le gouverneur présentera ses moyens de défense devant la représentation provinciale dès qu’il y sera invité », a-t-il assuré, soulignant la volonté de l’autorité provinciale de s’exprimer dans le strict respect des institutions et de l’État de droit.
Cette affaire place l’Assemblée provinciale du Kongo-Central devant une responsabilité majeure : concilier le respect des immunités institutionnelles avec les exigences de la lutte contre la corruption et de la reddition des comptes. La décision qui sera prise par le Bureau pourrait avoir des répercussions politiques importantes, tant pour la stabilité de l’exécutif provincial que pour la crédibilité des institutions locales.
Dans l’attente de la réunion annoncée du Bureau, l’opinion publique reste suspendue à l’issue de cette procédure, qui pourrait marquer un tournant dans la gestion des affaires publiques au Kongo-Central.
JK


