Un nouvel élément vient s’ajouter au processus diplomatique en cours pour tenter de stabiliser l’Est de la République démocratique du Congo. Le gouvernement congolais et l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) ont signé, ce lundi 2 février 2026 à Doha, le mandat du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu issu de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), selon des informations obtenues auprès de la médiation qatarienne.
Cette signature est intervenue à l’issue d’une réunion du mécanisme de surveillance organisée par le Qatar, qui poursuit ses efforts pour faciliter une issue politique au conflit armé dans l’Est congolais. Les deux parties ont, à cette occasion, réaffirmé leur attachement au cessez-le-feu ainsi qu’à l’accord-cadre de Doha pour la paix, signé le 15 novembre 2025.
Les participants ont insisté sur leur volonté commune d’appliquer de bonne foi l’ensemble des dispositions prévues par cet accord, considéré comme une feuille de route vers une désescalade progressive. La rencontre s’est tenue en présence de plusieurs acteurs régionaux et internationaux. Les États-Unis et l’Union africaine y ont participé en qualité d’observateurs, tandis que le Togo, médiateur désigné par l’Union africaine, était également représenté. La MONUSCO et la CIRGL, piliers techniques du mécanisme, ont pris part aux échanges.
Cette configuration témoigne d’une volonté d’encadrer le processus par une supervision multilatérale, afin de renforcer la crédibilité des engagements pris sur le papier. Les discussions ont porté sur l’évolution de la situation sécuritaire et sur les défis liés à la mise en œuvre effective du mécanisme. Les membres ont souligné la nécessité de renforcer les mesures de suivi, de vérification et d’échange d’informations, éléments jugés essentiels pour éviter de nouvelles violations du cessez-le-feu.
Les plans opérationnels de la MONUSCO et de la CIRGL ont également été examinés. Il a été convenu que la MONUSCO dépêchera dans les prochains jours une première mission à Uvira, afin de surveiller la situation sur le terrain et d’évaluer le respect des engagements. Par ailleurs, des canaux de communication ont été mis en place pour faciliter le travail des équipes conformément au mandat nouvellement signé.
À l’issue de cette réunion, les membres se sont accordés sur la nécessité de tenir des rencontres régulières et de renforcer l’efficacité du mécanisme, afin qu’il devienne un véritable outil de stabilisation et non une simple structure symbolique.
Si cette signature représente une avancée procédurale, de nombreux observateurs estiment que la réussite du processus dépendra désormais de la capacité des parties à traduire ces engagements en actes concrets sur le terrain, dans un contexte où la méfiance reste profonde et les tensions persistantes.
La rédaction de b-onetv.cd


