Le gouvernement provincial de Kinshasa serre la vis. La suspension de l’installation de nouveaux panneaux publicitaires dans la capitale congolaise est maintenue jusqu’à nouvel ordre, a martelé l’exécutif provincial dans un communiqué officiel rendu public le vendredi 20 février 2026.
Au cœur de cette décision : la volonté affichée de mettre de l’ordre dans un paysage urbain longtemps saturé par une prolifération anarchique de dispositifs publicitaires, exacerbée par les campagnes électorales passées.
Dans le document signé par le ministère provincial de la Culture et des Arts, les autorités rappellent que la mesure de suspension reste pleinement en vigueur, sans perspective d’assouplissement dans l’immédiat. Les services techniques et administratifs ont été formellement instruits de faire respecter cette décision.
Toute installation réalisée en violation de l’interdiction sera systématiquement démantelée, avec des poursuites possibles contre les contrevenants. « L’interdiction de nouvelles implantations des dispositifs publicitaires est maintenue et reste pleinement en vigueur. Aucune levée ni modification de cette mesure n’a été décidée par l’autorité compétente », souligne le communiqué.
Par cette fermeté, le gouvernement provincial entend assainir l’affichage urbain, devenu un véritable casse-tête pour la capitale. La multiplication des panneaux, souvent installés sans contrôle strict, pose à la fois des problèmes esthétiques, environnementaux et sécuritaires, notamment le long des grands axes routiers.
Cette décision constitue un avertissement clair aux agences de communication et aux opérateurs économiques : l’ère de l’anarchie visuelle est révolue. L’exécutif provincial affirme ainsi sa détermination à restaurer l’autorité de l’État dans la gestion de l’espace public.
Elrick Elesse


