La question sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo continue de mobiliser la communauté internationale. Reçue en audience par le Président de la République, Félix Tshisekedi, Madame Jennifer Chapman, ministre d’État britannique chargée du Développement international et de l’Afrique, a réaffirmé la position de son pays en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, dans un contexte marqué par les tensions persistantes avec le Rwanda.
Au cours de cet entretien, la responsable britannique a insisté sur la nécessité de préserver les principes fondamentaux du droit international, notamment le respect des frontières et la non-ingérence dans les affaires internes des États. Londres considère que toute solution durable à la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC doit passer par la fin des violations territoriales et par un engagement sincère des acteurs régionaux en faveur de la paix.
Cette prise de position intervient alors que Kinshasa accuse Kigali de soutenir militairement le mouvement rebelle M23, actif dans la province du Nord-Kivu. Les autorités congolaises dénoncent depuis plusieurs mois une agression directe du Rwanda sur leur territoire, accusations appuyées par plusieurs rapports d’experts des Nations unies qui évoquent un appui logistique et opérationnel rwandais aux rebelles.
Dans ce contexte, la ministre britannique a également réitéré le soutien de son gouvernement aux efforts diplomatiques visant à ramener la stabilité dans la région des Grands Lacs. Le Royaume-Uni appuie notamment les initiatives régionales de médiation, ainsi que les mécanismes internationaux destinés à encourager le dialogue et la désescalade des tensions.
Au-delà de la dimension sécuritaire, les échanges entre les deux parties ont aussi porté sur la coopération bilatérale. Le Royaume-Uni demeure l’un des partenaires importants de la RDC dans les domaines du développement, de la gouvernance et de l’aide humanitaire, notamment dans les zones affectées par les conflits armés.
Pour Kinshasa, le soutien des partenaires occidentaux demeure crucial dans la bataille diplomatique engagée contre ce qu’elle qualifie d’agression étrangère. La RDC multiplie en effet les démarches auprès des organisations internationales et des capitales influentes afin d’obtenir des sanctions et une pression accrue contre les acteurs impliqués dans la déstabilisation de l’Est du pays.
La visite et les déclarations de la ministre britannique s’inscrivent ainsi dans un contexte international de plus en plus attentif à la situation sécuritaire en RDC. Alors que les combats et les déplacements massifs de populations continuent d’alimenter une crise humanitaire majeure, la question du respect de la souveraineté congolaise reste au cœur des discussions diplomatiques autour du conflit dans la région.
La rédaction de b-onetv.cd


