Ce samedi 7 mars 2025, l’hôtel Kertel Suites, à Kinshasa, a servi de cadre à la cérémonie officielle de lancement du projet « Bomoyi ya Maman na Mwana », une initiative portée par le Conseil national de la Couverture santé universelle (CN-CSU), en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et la Fondation Vodacom.
Ce programme vise à contribuer durablement à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale en République démocratique du Congo. La cérémonie a réuni plusieurs personnalités issues du secteur de la santé, des parlementaires ainsi que des représentants de différents ministères impliqués dans la politique sanitaire du pays.
Dans un contexte où de nombreuses femmes et nouveau-nés continuent de perdre la vie chaque année pendant la grossesse ou au moment de l’accouchement, ce projet met un accent particulier sur le renforcement de la consultation prénatale, considérée comme un levier essentiel pour prévenir les complications et améliorer la prise en charge des mères et des enfants.
Selon le coordonnateur du CN-CSU, Polydor Mbongani, le programme prévoit également la digitalisation du suivi des patientes. Cette approche permettra d’améliorer la gestion des données sanitaires, la transparence du système et la qualité globale des soins offerts aux femmes enceintes.
De son côté, la présidente de la Fondation Vodacom, Pamela Ilunga, a réaffirmé l’engagement de son organisation à contribuer à une meilleure prise en charge des femmes enceintes en RDC. Elle a indiqué que la fondation ambitionne d’accompagner chaque année plus de 50 000 femmes à travers ce programme. « Ce projet n’est pas une action ponctuelle, mais un engagement de long terme qui exige la cohérence des politiques publiques et l’implication responsable du secteur privé », a-t-elle déclaré.
Pour le représentant de l’UNFPA, Alain Akpadji, cette initiative s’inscrit dans la vision globale de réduction drastique des décès maternels. Il a souligné que l’agence onusienne entend continuer à accompagner les efforts du gouvernement et de ses partenaires à travers le renforcement des services de santé maternelle et néonatale, la formation des sages-femmes et l’introduction d’innovations dans les services de santé.
La cérémonie s’est conclue par la signature d’un partenariat entre les différentes parties prenantes, scellant leur engagement commun à améliorer l’accès aux soins pour les femmes enceintes et à promouvoir une maternité plus sûre en République démocratique du Congo.
Jehovani Mulumba


