L’affaire prend de la vitesse au sommet de la Chambre haute. Ce mercredi 18 mars, le Sénat de la République démocratique du Congo se réunit en séance plénière avec un seul point à l’ordre du jour : l’examen de la pétition visant son 2ᵉ vice-président, Modeste Bahati Lukwebo. Convoqués à 13 heures, les sénateurs devront franchir une étape clé : la mise en place d’une commission spéciale chargée d’instruire cette pétition.
L’annonce officielle est contenue dans un communiqué signé par la rapporteure du Sénat, Nefertiti Ngudianza, consulté ce mardi 17 mars. Cette commission aura pour mission d’examiner le fond du dossier et de déterminer les suites à réserver à cette démarche parlementaire. Déposée lundi, la pétition a rapidement pris de l’ampleur. Selon son initiateur, elle totalise déjà 83 signatures, un chiffre largement supérieur au seuil requis. En effet, le règlement intérieur du Sénat fixe à 22 le nombre minimum de signatures nécessaires pour rendre une telle initiative recevable.
Autant dire que la dynamique actuelle confère à cette procédure un poids politique considérable. Au-delà des chiffres, cette séquence ouvre une zone de turbulences au sein de l’institution. La mise en place de la commission spéciale marque le début d’un processus qui pourrait redessiner les équilibres internes du Sénat.
La plénière de ce mercredi s’annonce donc décisive : elle ne tranchera pas encore le fond, mais elle actera le passage à une phase d’examen formel, avec toutes les implications politiques que cela suppose. Dans les couloirs du Palais du Peuple, une certitude s’impose déjà : le dossier Bahati Lukwebo est désormais entré dans une phase d’accélération où chaque étape comptera.
La rédaction de b-onetv.cd


