Après des semaines d’incertitudes et de reports successifs, le doute n’est plus permis. Dans la province du Kwilu, tout indique que la 13ᵉ session de la Conférence des gouverneurs est désormais irréversible. À Bandundu, la machine organisationnelle tourne à plein régime. Dès l’entrée dans la ville, le ton est donné. Affiches géantes, calicots politiques, routes rafraîchies à la hâte, services de propreté mobilisés…

Bandundu s’offre un nouveau visage. Les principales artères vibrent au rythme des préparatifs, comme si toute la ville s’était mise au diapason de l’événement. Dans les airs comme sur le fleuve, le mouvement s’intensifie. L’aéroport et les ports enregistrent une affluence inhabituelle. Les rotations aériennes ont été multipliées, passant d’une à plus de cinq par jour. Une effervescence logistique qui témoigne de l’ampleur de la rencontre à venir.
Chaque arrivée de gouverneur est désormais un événement. Fanfare, tambours de la police, honneurs militaires… le protocole est respecté dans les moindres détails. En parallèle, le dispositif sécuritaire a été considérablement renforcé pour encadrer cette montée en puissance. Pour le gouverneur du Kwilu, Philippe Akamituna, il n’y a plus de retour en arrière possible :« Le train de l’organisation a quitté la gare », affirme-t-il, balayant définitivement les doutes sur une éventuelle nouvelle annulation.

Dans les délégations déjà présentes, l’heure est à l’optimisme… mais aussi à l’impatience. Les gouverneurs comptent profiter de cette tribune pour faire entendre les préoccupations de leurs provinces. Martin Isipia se dit impressionné par l’organisation et déterminé à porter la voix de sa population : infrastructures, conditions de vie, développement local… autant de dossiers qui seront déposés sur la table. Même son de cloche du côté de Nkoso Kevani Lebon, qui voit dans cette conférence une opportunité cruciale pour le Grand Bandundu.
Derrière les discours, un constat : la région accuse un retard important en matière d’infrastructures et attend des réponses concrètes du pouvoir central. Prévue du 24 au 28 mars 2026, cette 13ᵉ session s’annonce comme un moment clé de dialogue entre les provinces et le sommet de l’État. Plus qu’une simple rencontre institutionnelle, elle cristallise des attentes profondes en matière de développement, de gouvernance et de cohésion territoriale.
À Bandundu, tout est désormais en place.Les acteurs sont là.Les enjeux sont connus.Reste maintenant à transformer cette effervescence en décisions concrètes.
La rédaction de b-onetv.cd


