À Brazzaville, l’épilogue du contentieux électoral est désormais acté. La Cour constitutionnelle de la République du Congo a tranché, ce samedi 28 mars 2026, en rejetant le recours introduit par Dave Mafoula à l’issue de l’élection présidentielle. Saisie pour examiner les contestations formulées par ce dernier, la plus haute juridiction du pays a procédé à une analyse approfondie du dossier. Verdict : les éléments avancés n’ont pas été jugés suffisants pour étayer les accusations portées contre le processus électoral.

Au cœur de la décision, un constat sans équivoque : l’absence de preuves substantielles. Selon les juges, les arguments présentés par Dave Mafoula ne reposaient sur aucun élément matériel capable de démontrer une quelconque irrégularité. La Cour constitutionnelle a ainsi déclaré la requête irrecevable, estimant que les accusations de fraude ne pouvaient être retenues en l’absence d’éléments probants. Une position qui renforce, selon elle, la crédibilité des résultats issus des urnes.
Dans la foulée, la juridiction a validé les résultats publiés par la Commission électorale, les jugeant conformes à l’expression du suffrage populaire. Une décision qui consacre officiellement la victoire de Denis Sassou-N’Guesso. Le président sortant voit ainsi son mandat renouvelé, dans un contexte où la stabilité institutionnelle était étroitement liée à l’issue de cette procédure judiciaire.

Par cette décision, la Cour constitutionnelle met un terme définitif au contentieux électoral. Dans ses attendus, elle a insisté sur l’absence d’éléments susceptibles de remettre en cause la sincérité du scrutin, réaffirmant la régularité du processus électoral. Au-delà de l’aspect juridique, ce verdict est présenté comme un facteur de consolidation de la paix et de la stabilité politique en République du Congo. Il contribue, selon les autorités, à renforcer la confiance des citoyens envers les institutions et les dirigeants issus des urnes.
Dans le pays de Fulbert Youlou, cette décision marque ainsi la clôture d’une séquence électorale sous tension, et ouvre une nouvelle phase politique placée sous le signe de la continuité.
Elrick Elesse


