Douze ans de silence… et une ligne qui se rallume. La Police nationale congolaise dispose à nouveau d’un centre d’appel d’urgence opérationnel. Les Kinois peuvent désormais composer le 112, le 126 ou le 164 pour alerter les forces de l’ordre. Un dispositif attendu, relancé officiellement lors d’une cérémonie présidée par le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, en présence du gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki.
Derrière cette relance, une coordination institutionnelle. Le ministère de l’Intérieur, celui des Postes et Télécommunications, ainsi que l’ARPTC ont conjugué leurs efforts pour remettre sur pied ce service stratégique. Objectif : rapprocher la police des citoyens et garantir une réponse plus rapide face aux situations d’urgence.
L’ARPTC a procédé à l’attribution des ressources de numérotation au profit de la police, tout en accompagnant les opérateurs et les équipes techniques pour assurer la fiabilité du réseau. Car sans infrastructure solide, aucun appel ne peut sauver. Ce centre d’appel ne se limite pas à une simple innovation technique. Il incarne une volonté politique plus large : moderniser les services de sécurité, adapter les outils aux réalités urbaines et répondre aux attentes d’une population en constante croissance.
Dans une mégapole où chaque minute peut faire la différence, la relance de ce dispositif marque un tournant. Désormais, entre le citoyen en détresse et l’intervention des forces de l’ordre, il y a une ligne directe. Trois numéros. Et peut-être, une nouvelle manière de penser la sécurité à Kinshasa.
La rédaction de b-onetv.cd


