Le jeu des grandes nominations onusiennes redessine une fois de plus la carte des responsabilités. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a porté son choix sur Bruno Lemarquis pour occuper le poste de Représentant spécial adjoint au sein de la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan, tout en assumant les fonctions de Coordonnateur résident.
Une nomination qui marque un tournant pour cet acteur clé de l’humanitaire, dont l’empreinte reste encore vive en République démocratique du Congo. Depuis 2022, Bruno Lemarquis évoluait à Kinshasa, où il cumulait les responsabilités de Représentant spécial adjoint du Secrétaire général auprès de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo, ainsi que celles de coordonnateur résident et humanitaire. Sur le sol congolais, il aura été en première ligne d’une crise aux dimensions vertigineuses.
La RDC, confrontée à l’une des situations humanitaires les plus prolongées au monde, compte près de 7 millions de déplacés internes. Un drame silencieux, concentré en grande partie dans l’est du pays, où la persistance des groupes armés locaux comme étrangers alimente un cycle d’insécurité et de besoins humanitaires croissants. Dans ce contexte, Bruno Lemarquis s’est imposé comme un chef d’orchestre des opérations humanitaires, coordonnant l’action des agences onusiennes et de leurs partenaires dans un environnement complexe et instable.
Son départ vers l’Afghanistan n’a rien d’anodin. Il traduit une reconnaissance de son expérience dans la gestion des crises majeures, mais aussi un transfert de savoir-faire vers un autre théâtre sous tension. De Kinshasa à Kaboul, le défi reste le même : répondre à l’urgence, coordonner l’espoir et tenter, dans le tumulte, de redonner un cap aux populations fragilisées.
Junior Kulele


