Face à la presse ce mercredi 6 mai, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a confirmé l’existence d’un accord entre la République démocratique du Congo et les États-Unis portant sur l’accueil de migrants déboutés du droit d’asile. Une décision qu’il présente comme un acte de coopération entre partenaires, et non comme une contrainte imposée.
Selon Félix Tshisekedi, cet accord s’inscrit dans une logique de relations bilatérales apaisées et constructives. « Il s’agit d’un service rendu dans une relation amicale avec les Américains », a-t-il expliqué, insistant sur le caractère volontaire de l’engagement congolais et des conditions strictes pour protéger la RDC. Le chef de l’État a toutefois tenu à fixer des lignes rouges claires.
Les migrants concernés ne doivent en aucun cas représenter un danger pour la société congolaise. « Ils ne doivent pas être des criminels », a-t-il martelé. Autre exigence majeure : ces personnes ne seront pas traitées comme des détenus. Même si certaines ont transité par des centres de rétention aux États-Unis pour des raisons administratives, leur arrivée en RDC se fera dans un cadre légal, avec des visas réguliers susceptibles d’être renouvelés.
Dans son intervention, Félix Tshisekedi a également insisté sur la liberté accordée à ces migrants. Ils ne sont pas contraints de rester en République démocratique du Congo et peuvent quitter le territoire à tout moment, sans prise en charge de leur retour par l’État congolais. Reconnaissant la dimension humaine de cette situation, le Président a évoqué le choc que peuvent ressentir ces personnes, passées d’un projet de vie aux États-Unis à une installation inattendue en RDC.
Le gouvernement congolais entend privilégier une approche fondée sur la dignité et l’hospitalité. L’objectif affiché est d’accueillir ces migrants dans le respect de leurs droits, tout en préservant les intérêts et la sécurité du pays. Entre coopération internationale et vigilance nationale, la RDC trace une ligne d’équilibre. Un choix délicat, où diplomatie et humanité doivent coexister sans compromis sur la sécurité.
Junior Kulele


