Le climat se tend davantage au sein de la FECOFA à l’approche des élections prévues le 20 mai 2026. Le candidat à la présidence, Rainier Patrice Mangenda, a officiellement saisi la FIFA ainsi que plusieurs instances du football continental et national pour dénoncer ce qu’il considère comme de graves irrégularités dans le processus électoral. Dans une correspondance datée du 13 mai 2026, il accuse les structures électorales de la FECOFA de violations du code électoral et des statuts imposés aux fédérations affiliées à la FIFA.
Parmi les griefs soulevés figurent notamment le non-respect des délais de dépôt des candidatures, des modifications de listes après leur clôture officielle ainsi que des changements de règles intervenus en pleine procédure électorale. Selon Rainier Patrice Mangenda, ces pratiques porteraient atteinte aux principes de transparence et d’équité exigés dans les processus électoraux sportifs.
Le candidat affirme également qu’un document présenté comme un procès-verbal d’assemblée générale aurait été modifié afin d’ajuster certaines conditions d’éligibilité. Il estime que ces changements auraient favorisé la candidature de Véron Mosengo-Omba, cité explicitement dans sa correspondance. Face à cette situation, Rainier Patrice Mangenda réclame la suspension immédiate du scrutin ainsi que l’ouverture d’une enquête internationale indépendante afin de faire toute la lumière sur les accusations formulées.
Le candidat avertit que la poursuite du processus dans les conditions actuelles pourrait ternir l’image du football congolais et exposer la FECOFA à d’éventuelles sanctions de la FIFA. Pour appuyer sa démarche, il cite plusieurs précédents où la FIFA était intervenue dans des crises électorales touchant certaines fédérations notamment au Cameroun, au Mali, en Côte d’Ivoire, au Guatemala, au Tchad, au Kenya ainsi qu’au Zimbabwe.
Cette nouvelle contestation intervient dans un contexte déjà marqué par les divisions et les polémiques autour de la gouvernance du football congolais. Alors que plusieurs observateurs espéraient un processus capable d’ouvrir une nouvelle page pour le football national, les accusations formulées viennent raviver les inquiétudes sur la crédibilité et la transparence des élections. Reste désormais à savoir si la FIFA décidera d’intervenir avant la tenue du scrutin ou si le processus électoral suivra son cours malgré les contestations grandissantes.


