Au milieu d’une épidémie qui continue de semer l’inquiétude dans l’Est de la République démocratique du Congo, une scène rare est venue redonner espoir aux équipes sanitaires et aux communautés affectées. Ce mercredi 27 mai 2026, à Rwampara en Ituri, le premier patient guéri de la 17ᵉ épidémie d’Ebola Bundibugyo a quitté le centre de traitement sous les applaudissements, les chants et les danses du personnel médical.
Le Ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, à travers l’Institut national de santé publique (INSP), a annoncé avec satisfaction cette première guérison enregistrée depuis le début de l’épidémie. Dans une ambiance chargée d’émotion, le patient est apparu souriant à sa sortie du centre. Cette image forte tranche avec la tension qui continue de régner dans les zones touchées par le virus.
Pour les équipes médicales, cette guérison représente un signal encourageant dans une riposte encore confrontée à d’énormes défis sanitaires et sécuritaires. Les autorités sanitaires saluent l’efficacité de la prise en charge médicale, l’engagement des professionnels de santé ainsi que la collaboration des communautés locales et des partenaires impliqués dans la lutte contre Ebola.
Mais malgré cette victoire symbolique, l’épidémie poursuit sa progression. Le dernier bilan communiqué reste préoccupant : 121 cas confirmés, 17 décès parmi les cas confirmés, 1 077 cas suspects cumulés et 16 nouveaux cas enregistrés pour la seule journée du 26 mai. Trois provinces et treize zones de santé sont désormais concernées par la flambée épidémique. Dans plusieurs localités, la peur demeure palpable.
Les équipes de riposte continuent les opérations de surveillance, de désinfection et de suivi des cas contacts afin d’éviter une propagation incontrôlée du virus. Alors que l’Est du pays fait déjà face à une situation sécuritaire fragile, cette première guérison apparaît comme une lueur dans une bataille sanitaire encore loin d’être terminée. Entre soulagement et vigilance, la RDC continue de marcher sur une ligne étroite face à l’une des épidémies les plus redoutées du continent.
Junior Kulele


