L’Université de Kinshasa a vécu une journée sous haute tension ce vendredi 29 mai. Le processus électoral visant à désigner le nouveau comité de coordination des étudiants a viré au chaos, provoquant des affrontements, des actes de vandalisme et la paralysie momentanée des activités académiques sur le campus.

Tout est parti du vote général organisé en ligne dans l’après-midi. Très vite, plusieurs étudiants ont dénoncé ce qu’ils qualifient de “fraude électorale”, accusant le secrétariat général académique de favoriser certains candidats au détriment d’autres prétendants à la coordination estudiantine. La colère s’est intensifiée après des dysfonctionnements signalés sur la plateforme de vote. Selon plusieurs étudiants rencontrés sur le site universitaire, le système aurait cessé de fonctionner à peine trente minutes après son ouverture, alimentant de sérieux soupçons de manipulation des résultats.
« On ouvre la plateforme à 8 heures et, trente minutes plus tard, tout est bloqué. Pendant ce temps, certains candidats voient leurs voix grimper de manière spectaculaire. Ce sont des élections entachées de corruption », s’est indigné un étudiant rencontré derrière la faculté des sciences. Face à la montée de la tension, des groupes d’étudiants en colère ont pris pour cible certains bâtiments du campus.
Le bâtiment administratif ainsi que des restaurants universitaires ont été caillassés. Des vitres ont été brisées et plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés. Ces troubles ont entraîné l’arrêt des cours sur l’ensemble du campus. Dans un communiqué, le secrétariat général académique a annoncé la suspension du processus électoral jusqu’à nouvel ordre, condamnant des actes de vandalisme jugés contraires aux valeurs universitaires.
Sur le terrain, les traces des affrontements restent visibles. Des pierres et autres projectiles jonchent encore les abords des infrastructures touchées. Si le calme est progressivement revenu dans l’après-midi, l’atmosphère demeure particulièrement tendue au sein de la colline inspirée, où étudiants et autorités académiques semblent désormais engagés dans un bras de fer autour de la crédibilité du scrutin.
La rédaction de b-onetv.cd


