À quelques jours du lancement de la campagne de riposte contre la poliomyélite, prévue du 13 au 15 juin 2026, la Zone de santé de la Gombe a renforcé les capacités de ses mobilisateurs sociaux afin d’assurer une sensibilisation efficace des communautés.
Réunis ce samedi 6 juin 2026 dans le cadre d’une séance de briefing et de remise à niveau, les relais communautaires ont passé en revue les stratégies de communication et les enseignements tirés des campagnes précédentes. Cette rencontre a permis de consolider les acquis et de mieux préparer les acteurs de terrain à relever les défis de cette nouvelle opération de vaccination.
Conduite par l’Animateur culturel de la Zone de santé de la Gombe, Gabriel Mboma, cette séance de travail a donné lieu à une évaluation approfondie des activités de sensibilisation menées jusqu’à présent. Les participants ont notamment revisité le calendrier vaccinal en vigueur en République démocratique du Congo, avec un accent particulier sur la ville de Kinshasa.
Les échanges ont débouché sur un engagement commun : intensifier les efforts pour identifier et récupérer les enfants sous-vaccinés ainsi que ceux n’ayant reçu aucune dose de vaccin. Les mobilisateurs sociaux ont également été invités à renforcer les stratégies de proximité afin qu’aucun enfant ne soit laissé pour compte.
Au-delà de la vaccination, Gabriel Mboma a insisté sur le rôle essentiel de l’engagement communautaire et de la surveillance épidémiologique à base communautaire, considérée comme une véritable sentinelle dans la prévention et la détection précoce des maladies.
« La poliomyélite est provoquée par le poliovirus, un agent hautement contagieux qui envahit le système nerveux. Il se transmet d’une personne à une autre par contact direct ou par la consommation d’eau et d’aliments contaminés. Cette maladie peut entraîner une paralysie irréversible, voire un arrêt respiratoire lorsque les muscles respiratoires sont atteints. D’où la nécessité absolue de protéger nos enfants grâce à la vaccination », a rappelé Gabriel Mboma.
Cette journée de renforcement des capacités intervient après un autre atelier organisé le week-end dernier sur la campagne de vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) et la lutte contre le cancer du col de l’utérus en RDC, animé par le docteur Eric Tokotala Nagenego. Cette formation a mis en lumière l’importance de l’implication des hommes, considérés comme des porteurs sains du virus, dans la prévention de cette maladie.
Les participants ont également bénéficié d’un module consacré aux violences basées sur le genre, présenté par le médecin Yolande, soulignant les rôles et responsabilités des acteurs communautaires dans la protection des populations.
Par ailleurs, la situation de la poliomyélite en République démocratique du Congo connaît une amélioration notable. Grâce aux efforts conjoints des autorités sanitaires et de leurs partenaires, notamment l’OMS et l’UNICEF, le pays est passé d’environ 500 cas recensés en 2022 à moins d’une dizaine de cas isolés par an, une évolution encourageante qui appelle toutefois à maintenir une vigilance permanente.
Elrick Elesse


