Lorsque les tensions s’installent, le premier défi des autorités est d’empêcher qu’elles ne se transforment en crise ouverte. Dans le Haut-Uélé, où un climat de nervosité gagne progressivement certaines localités, le gouverneur Jean Bakomito Gambu a choisi de prendre les devants en lançant un appel solennel au calme, à la retenue et au sens des responsabilités. Cette intervention intervient dans un contexte marqué par la circulation de rumeurs et par des inquiétudes perceptibles au sein de la population de Doko, Durba et de leurs environs. Face à cette situation, le chef de l’exécutif provincial estime que la préservation de la paix sociale doit demeurer une priorité absolue.
Dans son message, Jean Bakomito a invité les habitants à ne pas céder aux provocations ni aux discours susceptibles d’alimenter les tensions. Il a également exhorté chacun à faire preuve de discernement face aux fausses informations, souvent à l’origine de malentendus et de mouvements de panique. Pour le gouverneur, les défis auxquels la province est confrontée ne pourront être relevés que dans un climat d’unité et de cohésion. Il a ainsi appelé les chefs coutumiers, les leaders communautaires, les responsables politiques, les jeunes ainsi que les différentes forces vives à jouer pleinement leur rôle de médiateurs afin de préserver le vivre-ensemble.
Le message des autorités provinciales repose sur une conviction : la stabilité du Haut-Uélé est une responsabilité collective qui dépasse les clivages politiques, communautaires ou sociaux. Parallèlement, les services de sécurité et les autorités administratives locales ont été instruits de renforcer leur vigilance sur le terrain. L’approche privilégiée se veut avant tout préventive, avec pour objectif d’anticiper les éventuels débordements tout en garantissant la protection des populations dans le respect des droits des citoyens.
Au-delà des mesures institutionnelles, le gouverneur Bakomito a insisté sur le rôle que chaque habitant peut jouer dans la consolidation de la paix. Selon lui, la stabilité ne dépend pas uniquement de l’action des pouvoirs publics, mais également du comportement quotidien de chacun et de la capacité des communautés à privilégier le dialogue. À travers cette sortie, le gouverneur du Haut-Uélé cherche à envoyer un signal fort : face aux incertitudes, la voie de la concertation doit l’emporter sur celle de la confrontation.
Alors que la situation demeure suivie avec attention, les prochains jours seront déterminants pour évaluer les effets de cet appel à l’apaisement. Une chose reste cependant certaine : dans une province où la cohésion sociale constitue un enjeu majeur, la préservation de la paix apparaît plus que jamais comme un impératif partagé.
Junior Kulele


