À deux semaines de la mobilisation annoncée par l’opposition, l’exécutif congolais affiche sa vigilance. Tout en réaffirmant le droit de manifester, les autorités préviennent que tout rassemblement devra se conformer strictement aux exigences de la loi. Le ton est donné. À l’approche de la marche prévue le 8 juillet par les forces de l’opposition, le gouvernement entend prévenir tout débordement et rappeler le cadre légal qui régit les manifestations publiques en République démocratique du Congo.
Réunis mercredi avec les représentants de la majorité, de l’opposition et de la société civile, les membres du gouvernement ont voulu envoyer un message clair : la liberté de manifester demeure garantie, mais elle ne saurait s’exercer en dehors des règles établies. À l’issue de cette rencontre, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, a réaffirmé la position de l’exécutif :
« Le Gouvernement réaffirme son attachement à la liberté d’expression et de manifestation, tout en précisant que seules les manifestations pacifiques seront autorisées et encadrées conformément à la loi. » Derrière cette déclaration se dessine la volonté des autorités de conjuguer respect des libertés publiques et préservation de l’ordre public. Un équilibre souvent délicat dans un contexte politique marqué par de fortes tensions autour de la réforme constitutionnelle et des initiatives de l’opposition.
Alors que les organisateurs de la marche maintiennent leur appel à la mobilisation, le gouvernement insiste sur la responsabilité de chaque acteur dans le maintien d’un climat apaisé. Les services compétents sont appelés à assurer l’encadrement des rassemblements autorisés, tandis que tout acte de violence ou toute violation de la législation en vigueur pourrait entraîner une intervention des autorités.
À mesure que l’échéance du 8 juillet approche, les regards se tournent désormais vers les différents protagonistes. Entre démonstration de force politique et respect des libertés démocratiques, cette mobilisation s’annonce comme un nouveau test pour le dialogue politique et la gestion de l’espace public en RDC.
La rédaction de b-onetv.cd


