Le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, a lancé la phase opérationnelle de l’identification biométrique des agents de la Police nationale congolaise (PNC), une réforme destinée à moderniser la gestion des effectifs et à renforcer la gouvernance de l’institution.
Cette opération, qui sera progressivement déployée dans les 26 provinces de la République démocratique du Congo, vise à constituer un fichier biométrique unique, fiable et sécurisé de l’ensemble des policiers. L’objectif est notamment d’assainir les effectifs en éliminant les doublons et les agents fictifs, tout en améliorant la gestion de la paie, ainsi que la planification des recrutements, des affectations et des promotions.
Selon le commissaire général adjoint chargé de l’appui et de la gestion de la Police, le général Jean-Bosco Galenga, cette réforme répond à une nécessité urgente. Il a révélé qu’environ 168 000 policiers sont actuellement recensés en RDC, mais que 22 % des effectifs sont constitués de passifs, notamment des policiers retraités ou décédés figurant encore dans les fichiers administratifs.
Intervenant lors de la cérémonie de lancement, le général Galenga a souligné que l’identification biométrique permettra de disposer de données fiables sur les ressources humaines de la Police nationale congolaise, condition essentielle pour améliorer la transparence, l’efficacité et la crédibilité de l’institution.
À travers cette réforme, le gouvernement entend poursuivre la modernisation de la Police nationale congolaise et renforcer la bonne gouvernance dans la gestion des ressources humaines et financières de ce corps chargé de la sécurité des citoyens.
La rédaction de b-onetv.cd


