L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) est montée au créneau après la publication, le 9 juillet, du rapport de Human Rights Watch (HRW) sur les violences ayant entouré le sit-in de l’opposition du 12 juin à Kinshasa. Dans un communiqué, le parti présidentiel dément toute implication dans les actes dénoncés et conteste la méthodologie de l’organisation de défense des droits humains.
HRW affirme que les forces de sécurité ont fait un usage excessif de la force pour disperser les manifestants de la Coalition Article 64 (C64) et soutient que des membres de la Force du Progrès, présentée comme proche de l’UDPS, ont pris part à des attaques contre des manifestants et des sièges de partis d’opposition. L’ONG indique avoir recueilli les témoignages de plusieurs personnes, dont sept individus se présentant comme membres de cette structure.
L’UDPS rejette catégoriquement ces accusations. Le parti assure n’avoir jamais envoyé des membres de la Force du Progrès pour empêcher la manifestation et affirme que les personnes citées dans le rapport n’ont reçu aucun mandat de sa hiérarchie.
Le parti reproche également à Human Rights Watch d’avoir fondé son enquête essentiellement sur les témoignages de l’opposition sans consulter, dans un premier temps, ses dirigeants. Selon l’UDPS, cette démarche remet en cause le caractère contradictoire et impartial du rapport.
Rappelant qu’une plainte a déjà été déposée devant le Parquet général près la Cour de cassation contre des personnes accusées d’avoir usurpé le nom de la Force du Progrès, l’UDPS demande désormais à Human Rights Watch de transmettre à la justice congolaise l’identité et les coordonnées des sept personnes mentionnées dans son rapport afin de faciliter les investigations.
Tout en réaffirmant son attachement aux droits de l’homme, à la non-violence et à l’État de droit, le parti se réserve le droit d’engager des actions judiciaires contre toute allégation qu’il estime inexacte ou diffamatoire. Cette réaction intervient alors que les enquêtes ouvertes par les autorités congolaises se poursuivent pour faire la lumière sur les violences du 12 juin.
La rédaction de b-onetv.cd


