Le gouvernement congolais entend faire du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2) un véritable levier de planification et de développement. C’est dans cette perspective que le ministère du Plan, avec l’appui du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), a réuni jeudi à Kinshasa des chercheurs, enseignants et responsables d’établissements d’enseignement supérieur afin de les associer à ce vaste exercice statistique.

Cette rencontre d’échanges visait à sensibiliser le monde scientifique à son rôle dans l’exploitation des données qui seront collectées lors du recensement. Pour les organisateurs, des statistiques fiables constituent un préalable indispensable à l’élaboration de politiques publiques adaptées aux réalités du pays. Prenant la parole, le ministre du Plan, Guylain Nyembo, a souligné que les universités et instituts supérieurs ont un rôle déterminant à jouer dans l’analyse et l’interprétation des données démographiques.
« Les données statistiques, aussi précieuses soient-elles, ne prennent tout leur sens que lorsqu’elles sont analysées, interprétées, confrontées aux réalités du terrain et transformées en connaissances utiles à la décision publique. Nous comptons sur l’expertise de nos enseignants-chercheurs et sur la mobilisation des étudiants pour valoriser les résultats du recensement », a déclaré le ministre.

Même appel du côté de l’UNFPA. Son représentant en RDC, Alain Akpadji, a rappelé qu’aucune politique de développement durable ne peut être efficace sans une connaissance précise de la population. « Aucun développement durable ne peut être véritablement qualifié sans une connaissance rigoureuse de la réalité démographique. Le véritable travail commence avec l’analyse et l’exploitation des données qui seront collectées afin d’éclairer les politiques publiques et d’améliorer les conditions de vie des populations », a-t-il indiqué.
Les participants ont également été informés de l’état d’avancement du RGPH-2. Structuré en quatre phases, le processus se trouve actuellement à l’étape du recrutement de plus de 15 000 agents recenseurs. La collecte des données débutera au mois d’août dans la ville-province de Kinshasa avant son extension progressive au reste du pays.

Premier recensement général organisé depuis plusieurs décennies, le RGPH-2 est considéré comme un outil stratégique pour renforcer la gouvernance, améliorer la planification du développement et fournir à l’État des données fiables sur lesquelles fonder ses décisions économiques et sociales.
Jehovani Mulumba


