Le débat autour du futur dialogue national en République démocratique du Congo continue de susciter des réactions sur la scène politique. Après plusieurs jours de silence, le mouvement Sauvons la RDC, proche de l’ancien président Joseph Kabila, a officiellement fait connaître sa position. S’il se dit favorable au principe d’un dialogue, il refuse qu’il soit organisé sous l’autorité du président Félix Tshisekedi et conditionne sa participation à plusieurs garanties.
Dans un communiqué publié le 1er août et signé par Moïse Nyarugabo, coordonnateur du secrétariat technique du mouvement, Sauvons la RDC estime que le pays traverse une crise à la fois sécuritaire, politique, institutionnelle, économique et sociale. Le mouvement considère que le dialogue demeure la meilleure voie pour restaurer la cohésion nationale, à condition qu’il soit crédible, inclusif et conduit dans un climat de confiance.
Parmi les principales exigences formulées figurent la désignation d’une médiation neutre avec l’appui de l’Union africaine et des Nations unies, la participation de toutes les parties sans exclusion, l’organisation des discussions dans un pays tiers, ainsi que l’adoption préalable de mesures de décrispation politique. Le mouvement réclame également l’abandon de tout projet de réforme constitutionnelle avant l’ouverture des échanges et la mise en place d’un mécanisme international chargé de veiller à l’application des conclusions du dialogue.
Sauvons la RDC affirme qu’un processus piloté par les autorités de Kinshasa ne pourrait, selon lui, offrir les garanties d’impartialité nécessaires à un règlement durable de la crise. Le mouvement soutient qu’une médiation indépendante constitue la seule option susceptible de rétablir la confiance entre les différentes parties prenantes.
Cette prise de position intervient alors que les préparatifs du dialogue national se poursuivent dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’est du pays, les divergences autour de la réforme constitutionnelle et les efforts diplomatiques engagés à travers les processus de Washington et de Doha, qui peinent encore à produire les résultats attendus.


