La République démocratique du Congo fait face à une évolution sans précédent de la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola. D’après les dernières données officielles arrêtées au 29 juillet, cette flambée est désormais la plus importante jamais enregistrée dans le pays en nombre de cas confirmés. Le cumul national atteint 3 532 cas confirmés et 1 556 décès, répartis dans cinq provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Haut-Uélé, la Tshopo et le Sud-Kivu.
Ce bilan dépasse celui de la dixième épidémie, survenue entre 2018 et 2020, qui avait enregistré 3 470 cas confirmés, jusqu’ici considérée comme la plus vaste de l’histoire du pays. Si le nombre de contaminations établit un nouveau record, le bilan humain demeure, à ce stade, inférieur à celui de la précédente flambée, qui avait causé davantage de pertes en vies humaines.
Sur le terrain, l’Ituri continue de concentrer l’essentiel de la riposte sanitaire. La province reste l’épicentre de l’épidémie avec 28 zones de santé affectées, mobilisant les équipes nationales et les partenaires engagés dans la lutte contre la propagation du virus. Cette progression rappelle l’ampleur du défi auquel sont confrontées les autorités sanitaires.
Entre la prise en charge des patients, la surveillance épidémiologique, la vaccination des populations à risque et le renforcement des mesures de prévention, la riposte se poursuit avec pour objectif de freiner la transmission et d’éviter une extension de l’épidémie vers d’autres régions du pays.
JK


